Malgré la crainte d’une pression américaine en faveur de retraits israéliens de Syrie et du Liban, l’atmosphère est plus détendue à Jérusalem : aucune demande de ce type n’a été formulée lors de la rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump. Dans l’entourage du chef du gouvernement, on considère qu’il s’agit là d’une très bonne nouvelle.
Un responsable haut placé proche de Netanyahou, présent lors de la rencontre, a confirmé que le dossier iranien s’était trouvé au centre des échanges. Selon cette même source, la coordination entre les deux pays est aujourd’hui maximale. Le Premier ministre doit poursuivre ses rencontres le lendemain avec d’autres hauts responsables à Washington, avant de s’envoler pour Israël en soirée.
De son côté, le président Trump a commenté la rencontre en des termes chaleureux, qualifiant l’entretien de très bonne réunion avec Netanyahou, au cours de laquelle de nombreux sujets importants ont été abordés.
Interrogé lors d’une interview accordée à la chaîne américaine Fox News sur l’état des relations entre les deux pays, Netanyahou a répondu que certains cherchaient à trouver des fissures dans l’alliance entre Israël et les États-Unis, mais que ce qu’ils avaient trouvé ce jour-là était un mur de granit.
Toujours lors de cette même interview sur Fox News, le Premier ministre s’en est pris au maire de New York, Zohran Mamdani, et à son attitude vis-à-vis d’Israël. Netanyahou a affirmé que Mamdani excitait un groupe contre un autre, qu’il les dressait contre les juifs de New York, et s’est interrogé, non sans ironie, si l’on se trouvait revenu dans les années 1930.
Ces échanges interviennent dans un climat où les relations entre Israël et l’administration Trump sont scrutées de près, notamment sur les dossiers syrien et libanais, où une pression américaine en faveur d’un retrait des forces israéliennes était redoutée à Jérusalem. Le fait qu’aucune demande de ce type n’ait été formulée lors de cette rencontre est perçu, du côté israélien, comme un signal rassurant quant à l’alignement stratégique entre les deux capitales, alors même que le dossier iranien continue de dominer l’agenda commun des deux pays.
Sur ce sujet, on pourra également consulter nos articles sur la lettre envoyée par des ministres et des membres du Likoud à Netanyahou avant son départ pour Washington, ainsi que sur la photo de Netanyahou devenue virale au moment de son arrivée pour une précédente rencontre avec Trump.






