L’affaire d’espionnage, dans laquelle le GSS a rĂ©vĂ©lĂ© qu’un groupe de femmes israĂ©liennes espionnait pour l’Iran, a suscitĂ© l’Ă©tonnement chez de nombreux IsraĂ©liens ce soir (mercredi) qui n’ont pas compris comment la cellule s’Ă©tait formĂ©e. De cette rĂ©vĂ©lation, c’Ă©tait tout Ă fait prĂ©visible. D’autre part, l’ancien chef du Mossad, Shabtai Shavit dĂ©clare : « Je suis vraiment sous le choc, j’ai du mal Ă croire que cela s’est produit.
Le haut responsable explique que les agences de renseignement iraniennes ont une bonne connaissance d’IsraĂ«l depuis l’Ă©poque du Shah de Perse, lorsqu’IsraĂ«l et l’Iran ont coopĂ©rĂ© intimement et ont beaucoup appris l’un de l’autre. « Lorsque vous avez une connaissance prĂ©coce de l’ennemi et que vous y investissez beaucoup d’Ă©nergie pendant plus de 40 ans, il y aura Ă©videmment des succès dans le recrutement d’agents et d’agences. En fait, je suis surpris que ce soit la première Ă©quipe que les Iraniens gĂ©raient pour recruter dans le pays, « Nous avons exposĂ© mais n’avons pas publiĂ© l’exposition », dit-il.
La mĂŞme source dĂ©crit comment l’opĂ©rateur parvient Ă recruter ses sources : « Parfois la mĂ©thode est simple et l’exploitation « bon enfant » typique de l’israĂ©litĂ©. Un ‘juif’ d’Iran les contacte et les convainc qu’ils aident rĂ©ellement l’Etat d’IsraĂ«l, alors qu’en fait c’est un facteur de renseignement iranien « Malheureusement, c’est très simple Ă rĂ©aliser. Cependant, je dois fĂ©liciter IsraĂ«l et les Ă©lĂ©ments antiterroristes du pays qui ont mis Ă jour de telles activitĂ©s, car il s’agit d’un effort iranien sophistiquĂ© et constant . »
« L’opĂ©rateur a dĂ©tectĂ© des vulnĂ©rabilitĂ©s »
Dans une autre conversation, l’ancien chef du GSS Yaakov Perry dit qu’il n’est pas surpris par l’activitĂ© très iranienne, mais est surpris par le recrutement de femmes juives pour espionner pour l’Iran. C’est, bien sĂ»r, un aspect nouveau et unique. »
Comment le GSS a-t-il imaginĂ© cette activitĂ©, se pourrait-il qu’une des femmes se soit trompĂ©e ?
Le GSS a dĂ©coupĂ© des rĂ©seaux d’information, Ă travers lesquels il est souvent exposĂ© Ă des informations fournies sur IsraĂ«l ou Ă des informations sur IsraĂ«l qui sont entre les mains d’Ă©lĂ©ments hostiles. Dès que ces informations arrivent, une action est entreprise pour comprendre comment ces informations ont Ă©tĂ© divulguĂ©es, comment elles sont sorties du pays et ont atteint la mĂŞme source de renseignement Ă©trangère – en essayant de comprendre quelle est la source de l’information. Je suppose que c’est l’une des possibilitĂ©s qui ont conduit Ă l’exposition de cette Ă©quipe, mais ce ne sont que des hypothèses. »
« Grande rĂ©alisation morale pour l’Iran »
Amos Gilad, un gĂ©nĂ©ral de Tsahal Ă la retraite et ancien membre senior de l’establishment de la dĂ©fense israĂ©lienne, a dĂ©clarĂ© Ă Israel Today : cela nous est arrivĂ© avec Gonen Segev. « C’est dĂ©finitivement un exploit pour les Iraniens de recruter un groupe de femmes normatives qui savaient qu’elles travaillaient pour le pire ennemi d’IsraĂ«l. »
« Un tel rĂ©seau qui opère depuis cinq ans dans le pays est une très grande rĂ©ussite morale pour l’Iran car il montre que notre sociĂ©tĂ© s’effondre et peut ĂŞtre pĂ©nĂ©trĂ©e », souligne Gilad. « Je ne veux pas imaginer quel mal serait arrivĂ© si le fils d’une de ces femmes s’Ă©tait effectivement enrĂ´lĂ© dans les forces armĂ©es. »
« D’un autre cĂ´tĂ©, il faut dire qu’il y a aussi une très grande rĂ©alisation du Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© qui a mis Ă nu ce rĂ©seau », prĂ©cise Gilad. « DĂ©masquer un rĂ©seau silencieux et actif n’est pas une mince affaire, et cela montre la puissance du monde du renseignement israĂ©lien. »
En outre, l’ancien chef du Mossad, Shabtai Shavit, s’est entretenu avec Israel Today et a exprimĂ© sa totale surprise face Ă l’exposition de la cellule. « En tant que personne qui se tient depuis des annĂ©es au sein du système qui protège le peuple d’IsraĂ«l et qui est engagĂ© dans le recrutement d’Iraniens pour nous protĂ©ger, je suis vraiment choquĂ© par cette rĂ©vĂ©lation et personnellement, il m’est difficile de croire que cela s’est produit », a dĂ©clarĂ© Shavit.





