Scandale entre la communauté chrétienne et le gouvernement : Demain le projet de loi du rachat de terrains d’église vendus à des promoteurs privés sera voté.

L'église du Saint-Sépulcre - Wikimedia Commons

Ă€ l’ordre du jour de la rĂ©union du dimanche de la commission ministĂ©rielle sur la lĂ©gislation, le projet de loi de Rachel Azariah («Kulanu») sur la nationalisation des terres de l’Ă©glise a de nouveau Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©. Les chefs des communautĂ©s chrĂ©tiennes tiendront une rĂ©union d’urgence le mĂŞme jour.

« Le jour oĂą tout le monde chrĂ©tien se prĂ©pare Ă  cĂ©lĂ©brer NoĂ«l, le gouvernement israĂ©lien a dĂ©cidĂ© – de manière cynique et dĂ©libĂ©rĂ©e – de soumettre Ă  la discussion un projet de loi offensant et raciste ciblant de manière sĂ©lective les chrĂ©tiens », selon une dĂ©claration des chefs des Ă©glises chrĂ©tiennes en IsraĂ«l. « Ceci est fait en violation de la promesse claire du chef du gouvernement de prĂ©server le statu quo Ă  long terme entre les Ă©glises et les agences gouvernementales. »

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Le projet de loi d’Azaria prévoit le rachat de terrains d’église vendus à des promoteurs privés. Le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, a à plusieurs reprises promis aux chefs des églises chrétiennes que le projet de loi serait gelé.

En fĂ©vrier, cette initiative lĂ©gislative, conjuguĂ©e Ă  la demande de l’ancien maire de JĂ©rusalem, Nir Barkat, visant Ă  recouvrer les terrains des Ă©glises en saisissant des comptes bancaires, a provoquĂ© un conflit aigu entre IsraĂ«l et les Ă©glises chrĂ©tiennes. Les dirigeants des communautĂ©s chrĂ©tiennes de JĂ©rusalem ont pris une dĂ©cision sans prĂ©cĂ©dent de fermer l’Ă©glise du Saint-SĂ©pulcre.

La dĂ©putĂ©e Azariah a assurĂ© que sa facture ne concernait pas les biens de l’Ă©glise : seules les terres dĂ©jĂ  vendues Ă  des promoteurs privĂ©s qui seraient sujettes Ă  la nationalisation par voie de rachat. Toutefois, les dirigeants de l’Ă©glise ont qualifiĂ© le projet de loi de « discriminatoire, raciste et dĂ©goĂ»tant », le comparant Ă  « des lois similaires utilisĂ©es contre les Juifs Ă  l’Ă©poque sombre europĂ©enne » et ont dĂ©clarĂ© que, s’il Ă©tait adoptĂ©, le gouvernement israĂ©lien pourrait exproprier la propriĂ©tĂ© foncière des Ă©glises.

En octobre, lorsque le ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a dĂ©cidĂ© de «retirer du projet de loi d’Azaria», les dirigeants chrĂ©tiens ont de nouveau menacĂ© de fermer l’Église du Saint-SĂ©pulcre. Les dirigeants des communautĂ©s chrĂ©tiennes aux États-Unis ont appelĂ© le secrĂ©taire d’État Mike Pompeo Ă  intervenir dans le conflit et Ă  empĂŞcher une grève des chrĂ©tiens en Terre Sainte. En consĂ©quence, l’examen du projet de loi a Ă©tĂ© annulĂ©. La veille de NoĂ«l, Shaked rĂ©introduisit le projet de loi Ă  l’ordre du jour, dĂ©clenchant un nouveau conflit acharnĂ© avec les chrĂ©tiens.

La vente secrète des terres de l’Église orthodoxe grecque, louĂ©e au Fonds national juif (CCL) dans les annĂ©es 1950, a eu lieu Ă  JĂ©rusalem, Ă  Jaffa et dans d’autres rĂ©gions d’IsraĂ«l depuis plus d’un an. Les acheteurs sont souvent des sociĂ©tĂ©s offshores, soutenues par des revendeurs inconnus.

Une des zones construites dans le quartier de Rehavia à Jérusalem a été achetée à l’Église catholique par une société détenue par le frère du ministre de l’Intérieur, Shlomo Deri, qui occupe le poste de vice-président du conseil d’administration de l’ENF-KKL.