Le chef d’orchestre Daniel Barenboim a Ă©crit Ă Ha’aretz le 8 juin qu’IsraĂ«l existe Ă cause de la Shoah. La revendication est qu’IsraĂ«l « a Ă©tĂ© donné » au peuple juif par le monde culpabilisĂ© après la Shoah.
IsraĂ«l n’a pas Ă©tĂ© «donné» aux Juifs. La dernière chose Ă l’ordre du jour des nations europĂ©ennes Ă la fin de la Seconde Guerre mondiale Ă©tait un sentiment de culpabilitĂ© envers les Juifs.
De mĂŞme que l’Inde et le Pakistan et d’autres nations n’avaient pas besoin du meurtre d’un tiers de leur peuple pour recevoir un pays Ă ce moment-lĂ , le peuple juif aurait obtenu son propre État Ă la fin de la Seconde Guerre mondiale, non pas Ă cause de la Shoah, mais plutĂ´t en raison du dĂ©mantèlement de l’empire britannique Ă la suite de la guerre.
Le refus du sionisme signifie nier que les juifs peuvent, par la force de la vision, du dĂ©sir et du travail, agir en tant qu’agents actifs et façonner un avenir dans lequel ils ne sont pas victimes d’autrui.
Le refus du sionisme signifie que l’État d’IsraĂ«l devient un «don» qui a Ă©tĂ© donnĂ© par d’autres, non pas Ă cause de ce que les juifs ont fait par eux-mĂŞmes.
En outre, le fait de nier le sionisme isole IsraĂ«l parmi tous les pays du monde dans un Ă©tat conditionnel, qui est autorisĂ© Ă exister aussi longtemps que ceux qui l’ont reçu, par grâce et non par droit, et seront favorables aux yeux de ceux qui leur ont donnĂ© le pays.
Le droit du peuple juif d’avoir un pays dans sa propre patrie est un droit universel, rĂ©servĂ© Ă chaque peuple – le droit de se tenir seul et de contrĂ´ler son destin.





