La députée Simcha Rothman, présidente de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice à la Knesset, a lancé une attaque en règle contre la politique pénitentiaire israélienne concernant les terroristes du Nuhba — l’unité d’élite du Hamas qui a mené les massacres du 7 octobre 2023. Selon elle, ces détenus bénéficient de conditions alimentaires qui dépassent celles accordées aux soldats de Tsahal et aux prisonniers de droit commun, en contradiction flagrante avec le discours officiel sur l’uniformité des traitements carcéraux.
Au cœur de la polémique : une politique qui permet aux terroristes du Nuhba de recevoir des compléments alimentaires spéciaux sur simple demande, en dehors de tout menu fixe et sans critères diététiques définis. Rothman martèle que les combattants de Tsahal, eux, ne disposent pas d’un tel dispositif — et que les détenus de droit commun, y compris ceux condamnés pour des crimes graves sans lien avec des massacres, des meurtres ou des viols de masse, ne peuvent pas non plus commander des compléments alimentaires en quantité illimitée. La comparaison est volontairement provocatrice : des hommes reconnus coupables des pires atrocités commises en Israël depuis la création de l’État jouiraient d’un régime plus favorable que celui de soldats qui risquent leur vie.
La Haute Cour dans le viseur
Rothman ne s’est pas contenté de critiquer l’administration pénitentiaire. Il a mis en cause directement la Haute Cour de Justice, dont les décisions, affirme-t-il, influent en pratique sur les conditions de détention et sur le niveau de dissuasion face au terrorisme — en dépit des affirmations officielles selon lesquelles la Cour s’abstient d’intervenir dans les questions sécuritaires. Pour le président de la commission constitutionnelle, ce décalage entre le discours et la réalité du terrain est inacceptable : « Les déclarations selon lesquelles la Haute Cour n’est pas impliquée dans ce qui se passe dans ce domaine ne correspondent pas à la réalité. »
Cette sortie de Rothman s’inscrit dans une offensive plus large du camp nationaliste contre ce qu’il perçoit comme une protection judiciaire excessive accordée aux terroristes au nom du droit international humanitaire. Depuis le 7 octobre, la question des conditions de détention des prisonniers du Hamas fait l’objet d’un bras de fer permanent entre le gouvernement, l’armée, les organisations de défense des droits de l’homme et la justice — chaque camp invoquant des impératifs contradictoires : dissuasion et dignité, sécurité nationale et obligations légales internationales.
Le Nuhba, unité d’élite du Hamas formée et entraînée spécifiquement pour des opérations de pénétration et de massacre en territoire israélien, a joué un rôle central dans les atrocités du 7 octobre — kidnappings, meurtres de civils, viols. Ses membres détenus en Israël sont au cœur d’un débat politique et juridique qui, loin de se calmer, s’intensifie à mesure que les négociations sur les otages et la guerre à Gaza se prolongent.
Pour approfondir sur infos-israel.news :
— Le Hamas a envoyé un appel de détresse au Hezbollah — les dynamiques internes des organisations terroristes face à la pression militaire et judiciaire israélienne.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News
📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢






