Témoignage du soldat qui a tué un terroriste à Hébron : « Je ne voulais pas le tuer mais juste le neutraliser »

Le tribunal militaire de Kirya a dĂ©cidĂ© de garder le soldat en dĂ©tention provisoire suite aux rĂ©sultats de l’autopsie du terroriste qui a rĂ©vĂ©lĂ© que la balle du soldat fut fatale et a entraĂ®nĂ© la mort du terroriste blessĂ©.

Le soldat a parlĂ© lors de l’audience, ce matin :
« Je me suis assurĂ© de ne pas le tuer, pour faire en sorte de le neutraliser ». Selon l’avocat du soldat qui a tirĂ© sur le terroriste neutralisĂ© Ă  HĂ©bron, le soldat n’avait pas l’intention de le tuer :

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

« Quelqu’un a criĂ© qu’il fallait ĂŞtre prudent car il pouvait porter sur lui des explosifs. Il me semblait qu’il avait quelque chose sous son manteau. Je vis les mouvements (de sa main) du terroriste vers le haut. J’ai tirĂ© une seule fois (pour le neutraliser). »

La procureure militaire, la Colonelle Sharon Zagagi (photo) a annoncĂ© que la cause de la mort selon l’autopsie Ă©tait le tir du soldat. Elle a ajoutĂ© que l’analyse de la vidĂ©o après l’incident a rĂ©vĂ©lĂ© que le soldat n’a pas Ă©tĂ© bouleversĂ© comme il le prĂ©tend dans son tĂ©moignage.

« Il voulait venger la blessure Ă  son ami », comme le prĂ©tend l’accusation. Selon le tĂ©moignage du soldat : « J’ai pris une dĂ©cision pour Ă©liminer le danger…Je ne voulais pas terminer dans un cimetière ».

Elle a Ă©galement fait valoir que la version « des craintes terroristes » n’est pas correcte et il semble que le soldat a ajoutĂ© ce tĂ©moignage après avoir reçu des conseils juridiques. « La version du soldat est une contorsion pour mettre en Ă©vidence une lĂ©gitime dĂ©fense ou de la peur, mais il a agi contrairement aux règles. »

Selon elle, le soldat a donnĂ© des rĂ©ponses Ă©vasives dans son tĂ©moignage, ajoutant qu’il y a des vidĂ©os documentant l’incident et niant la version du soldat.

La juge a notĂ© que la discussion prĂ©cĂ©dente a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e selon laquelle le commandant de peloton, a dit qu’il soupçonnĂ© la prĂ©sence d’une bombe. La procureure a alors dĂ©claré que, « mĂŞme si cela a Ă©tĂ© dit, pourquoi le soldat a-t-il tirĂ© quelques minutes après ? Si vous aviez peur d’une bombe, pourquoi avez vous tirĂ© après une minute et demie ? »

L’avocat du soldat, Ilan Katz, a dĂ©clarĂ© que « l’accusation prĂ©sente une preuve unilatĂ©rale et contraire au sens commun. Le commandant de la compagnie a dĂ©clarĂ© que le soldat Ă©tait bouleversĂ© après l’Ă©vĂ©nement, et pas heureux comme le prĂ©tend l’accusation. »