Un témoin de la défense dans le procès Azaria : « Je sens comme si que nos commandants nous avaient fait un lavage de cerveau »

Le sergent R., un soldat du mĂŞme peloton de Elor Azria, a dĂ©clarĂ© mercredi soir devant le tribunal de Yaffo pour la dĂ©fense : « Je sens que mes commandants m’ont endoctrinĂ© et m’ont fait croire Ă  quelque chose que je sais et qui n’est pas juste. » Azria a Ă©tĂ© inculpĂ© en Avril pour homicide involontaire après avoir tirĂ© sur un terroriste arabe Ă  Hevron en Mars.

« Mon commandant de brigade est un colonel et je suis juste un soldat. Ça me donne envie de le croire parce qu’il est mon commandant de brigade. Ce sentiment est difficile pour moi », a poursuivi le Sgt. R.

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Il a ajoutĂ©  » après l’incident, il y avait beaucoup de conversations avec le commandant du peloton, le commandant du bataillon et le commandant de la brigade. Ils avaient peur que cela entraĂ®ne une mutinerie et ils ont dit qu’Elor est un menteur. Ils ont prĂ©sentĂ© l’Ă©vĂ©nement comme nĂ©gatif ».

Prenant la parole Ă  la dĂ©fense de Azria,le Sgt. R. a dit : « Nous Ă©tions amis avant qu’il ait commencĂ© son poste actuel et nous Ă©tions dans la mĂŞme chambre. C’est un soldat remarquable et il a reçu un certificat d’excellence dans notre dernière pĂ©riode de formation. Elor a toujours aidĂ© tout le monde tout le temps ».

Sgt. R. parla alors des circonstances de l’incident pour lequel Azria a Ă©tĂ© jugĂ©. « J’ai Ă©tĂ© en service entre 04:00-08:00. Je devais ĂŞtre lĂ  oĂą le soldat a Ă©tĂ© poignardĂ© mais nous avons changĂ© d’horaire afin que nous puissions garder en mĂŞme temps. Avant d’aller dormir, j’ai entendu des coups de feu. J’ai saisis mon arme et j’ai rencontrĂ© mon sergent devant la porte. De lĂ , nous avons couru vers le point de contrĂ´le Jilber. Nous y sommes arrivĂ©s et avons vu un terroriste sur le sol et un autre qui a essayĂ© de courir aussi sur le terrain. Ă€ ce stade, j’ai commencĂ© Ă  parler au soldat blessĂ© et il m’a dit qu’il allait bien. J’Ă©tais en Ă©tat de choc parce qu’il a Ă©tĂ© poignardĂ© Ă  ma place « .

Le tĂ©moin a dit au juge que le terroriste neutralisĂ© semblait attachĂ© avec un engin explosif ce qui est effectivement l’une des principales raison pour laquelle le soldat Azria s’est dĂ©fendu.

 » Au cours de l’incident, j’ai entendu quelqu’un crier « il y a une bombe ici, ne touchez pas le terroriste jusqu’Ă  ce qu’un dĂ©mineur arrive ici, et il pensait vraiment qu’il portait une bombe « , Sgt. R. a ajouté  « Le terroriste dans un manteau noir Ă©tait vivant et en mouvement. De mon point de vue, il ressemblait Ă  une menace et je me suis tenu loin de lui « .