Le prophète Jérémie, réel dépositaire du « si on te frappe sur la joue droite, tends la gauche » pouvait-il se douter à quel point sa phrase se retournerait contre le peuple juif?
Signalons tout d’abord que cette phrase eĂ»t sa lĂ©gitimitĂ© dans le contexte de l’Ă©poque.
Terrible Ă©poque : annonciatrice du dernier exil, le plus dur, le plus long, le plus meurtrier, le plus sanguinaire mais en mĂŞme temps l’ultime matrice de l’arrivĂ©e du temps messianique.
 Après ĂŞtre sorti d’Égypte, avoir vaincu nos oppresseurs – les babyloniens, les perses et les grecs- IsraĂ«l dut se rĂ©soudre Ă succomber Ă la » xzĂ©ra » romaine.
Toutes les prophéties de Jérémie furent pourtant explicites :
Alors que le peuple se tiraillait entre deux extrĂ©mitĂ©s: soit le strict et inconditionnel respect de la loi sans mesures, ni nuances, soit les non moins extrĂ©mistes partisans d’un refus catĂ©gorique de toutes règles, le temple devait connaĂ®tre une deuxième destruction.
Je suis de ceux qui comprennent le « … tends la joue gauche » comme une invitation Ă suggĂ©rer le pardon. Pardon qui n’a de sens que si je n’oublie pas le mal que tu m’as fait et que j’ai la grandeur d’âme (Ă ton endroit) d’expliquer : « Je te pardonnerai, mais avant, tu dois connaĂ®tre ma blessure, dussĂ©-je te transformer en tĂŞte Ă claque. »
Ces deux conditions sont pour ma part constitutives d’un rĂ©el pardon.
Puis, il y eut l’histoire de ce Juif, issu d’un « hymen » improbable entre un charpentier et une femme Ă la saintetĂ© singulière. Parfaisant son Ă©ducation, il devint Rabbin puis Ă grand renfort de plagiats et d’interprĂ©tations univoques, il crĂ©a sa boutique sur le thème de l’amour inconditionnel. Belle et grande boutique proposant quantitĂ© d’articles apparemment fort sĂ©duisants. Mais il ne s’agissait lĂ que de viles idoles…
Quelques siècles plus tard, une autre boutique allait connaĂ®tre son heure de gloire sur un principe un peu diffĂ©rent: Ici le maĂ®tre de cĂ©rĂ©monie Ă©tait parait-il tout puissant donnant des justifications les plus ubuesques aux crimes les plus fous. Pour le « chaland » averti, il s’agissait encore et toujours d’idole, avec cependant une apparence autre.
Aujourd’hui, ces 2 boutiques se font une guerre impitoyable, et c’est peut ĂŞtre un signe qui nous est adressĂ©:
Non! le judaĂŻsme n’est pas une boutique!
Nous n’avons rien Ă vendre et rien Ă acheter, nous vivons dans l’Ă©ternitĂ©, nous avons une mission et nous la mènerons Ă bien.
Nous vivons peut-être une période difficile, mais en même temps, nous avons retrouvé notre terre et nous sentons bien que la délivrance approche.
Nous vivons peut-être une période difficile, mais en même temps, nous avons retrouvé notre terre et nous sentons bien que la délivrance approche.
Plus que jamais serrons-nous les coudes pour qu’enfin, aux yeux du monde tout entier, la notion de peuple Ă©lu, se grave de manière indĂ©lĂ©bile dans la roche la plus dure et que nous puissions apporter Ă ce monde les plus belles, justes et vĂ©ritables valeurs d’une humanitĂ© enfin retrouvĂ©e.
Amen.
Par Crisstov Koisha pour Alyaexpress-News






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