La vice-prĂ©sidente amĂ©ricaine Kamala Harris est considĂ©rĂ©e par beaucoup (Ă la suggestion de Trump) comme s’ultra-gauche sur les questions socio-Ă©conomiques, mais en ce qui concerne IsraĂ«l, elle sera « la droite » du prĂ©sident Biden selon l’auteur Yaakov Magid dans le Times of Israel aujourd’hui.
Un journaliste israĂ©lien anglophone Ă©numère une sĂ©rie d’actions et de dĂ©clarations de Kamala Harris qui la distinguent des dĂ©mocrates plus gauchistes sur IsraĂ«l. Par exemple, lorsqu’elle Ă©tait sĂ©nateur, Harris a signĂ© une pĂ©tition condamnant la dĂ©cision de l’administration Obama-Biden de s’abstenir lors du vote du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU sur une rĂ©solution condamnant les localitĂ©s israĂ©liennes en JudĂ©e-Samarie.
En 2017, elle a prononcĂ© un discours lors de la confĂ©rence de l’AIPAC, dans lequel elle a condamnĂ© le parti pris anti-israĂ©lien de l’ONU et a rĂ©affirmĂ© l’engagement des États-Unis en faveur d’une paix juste et fiable Ă deux États. L’AIPAC est une organisation très impopulaire parmi les dĂ©mocrates, et la plupart d’entre eux prĂ©fèrent assister Ă des confĂ©rences de l’organisation de lobbying de gauche JStreet proche de Shalom Akhshav. En raison de sa proximitĂ© avec l’AIPAC, Kamala Harris Ă©tait l’une des rares politiciennes de Los Angeles Ă ne pas ĂŞtre invitĂ©e Ă la confĂ©rence JStreet. Joe Biden, en revanche, a pris la parole Ă plusieurs reprises lors de ces confĂ©rences et s’est tournĂ© vers eux en septembre pour obtenir une aide financière pour la campagne Ă©lectorale.
La mĂŞme annĂ©e, Harris a votĂ© en faveur d’une rĂ©solution commĂ©morant le 50e anniversaire de la guerre des Six jours, qui a confirmĂ© la loi de 1995 reconnaissant JĂ©rusalem comme la «capitale indivisible d’IsraĂ«l».
Yaakov Magid note que Biden n’a pas hĂ©sitĂ© Ă critiquer vivement Netanyahu. Dans le mĂŞme temps, Harris a Ă©vitĂ© d’attaquer publiquement le Premier ministre israĂ©lien. Parlant de projets d’annexion de territoires, elle a condamnĂ© ces intentions, mais n’a jamais portĂ© personnellement les critiques sur Netanyahu.
Lors des dĂ©bats prĂ©-Ă©lectoraux, elle a promis Ă la communautĂ© arabe aux États-Unis d’ouvrir le bureau de l’OLP aux États-Unis fermĂ© par Trump et le consulat amĂ©ricain Ă JĂ©rusalem-Est, ainsi que de « prendre des mesures pour restaurer l’aide Ă©conomique et humanitaire au peuple palestinien et rĂ©soudre la crise humanitaire Ă Gaza ». Cependant, elle n’a jamais tenu IsraĂ«l pour responsable de la crise.
Dans une interview accordĂ©e Ă NYTimes en 2019, Harris a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l Ă©tait conforme aux normes internationales relatives aux droits humains. «IsraĂ«l est un pays attachĂ© Ă la dĂ©mocratie et l’un de nos plus proches alliĂ©s dans la rĂ©gion. Je soutiens le peuple d’IsraĂ«l. Pour moi, c’est sans ambiguĂŻtĂ©. Mais cela ne veut pas dire que je soutiens tout ce que fait le gouvernement Ă©lu lĂ -bas. «Â
Dans le mĂŞme temps, Harris a refusĂ© de soutenir une loi pour poursuivre les appels au boycott d’IsraĂ«l, soulignant que cela viole la libertĂ© d’expression.
Sur la question de l’Iran et de l’accord nuclĂ©aire, elle s’est pleinement alignĂ©e sur la position de Joe Biden et a critiquĂ© l’administration Trump pour son retrait de l’accord.





