Trump Ă©value l’envoi de 14 000 soldats supplĂ©mentaires au Moyen-Orient

L’administration Trump envisage une expansion significative de la prĂ©sence militaire amĂ©ricaine au Moyen-Orient, y compris des dizaines d’autres navires, du matĂ©riel militaire et jusqu’Ă  14 000 soldats supplĂ©mentaires pour contrer l’Iran, ont annoncĂ© mercredi des responsables amĂ©ricains, selon le Wall Street Journal.

Ce déploiement pourrait doubler le nombre de militaires américains envoyés dans la région depuis le début de l’afflux de troupes en mai. Le président Donald Trump devrait prendre une décision sur les nouveaux déploiements dès ce mois-ci, ont indiqué ces responsables.

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Trump a longtemps cherchĂ© Ă  sortir de l’enchevĂŞtrement Ă©tranger et Ă  Ă©viter de nouveaux conflits. Mais en ce qui concerne l’Iran, et en partie Ă  la demande d’IsraĂ«l, il est convaincu de la nĂ©cessitĂ© de contrer la menace reprĂ©sentĂ©e par ses assistants par TĂ©hĂ©ran, ont dĂ©clarĂ© des responsables. Il pourrait Ă©galement approuver un dĂ©ploiement plus petit aux États-Unis, ont ajoutĂ© des responsables.

Le rapport vient au milieu de la crainte grandissante parmi l’armĂ©e et les autres responsables de l’administration amĂ©ricaine d’une attaque contre ses forces et ses intĂ©rĂŞts amĂ©ricains. En envoyant des ressources militaires supplĂ©mentaires dans la rĂ©gion, les responsables et l’administration prĂ©sentent un moyen de dissuasion plus crĂ©dible Ă  TĂ©hĂ©ran, Ă  qui une sĂ©rie d’attaques a Ă©tĂ© reprochĂ©e, dont une en septembre contre des installations pĂ©trolières en Arabie saoudite et dont l’Iran a niĂ© sa participation.

Le nouveau dĂ©ploiement des États-Unis serait Ă©galement conçu comme un moyen de dissuasion contre d’Ă©ventuelles reprĂ©sailles de la part de l’Iran pour avoir renforcĂ© les sanctions dans le cadre de la campagne de pression Ă©conomique menĂ©e par l’administration.

Des forces supplĂ©mentaires devraient rejoindre les quelque 14 000 membres des forces armĂ©es amĂ©ricaines envoyĂ©es dans la rĂ©gion depuis mai, apres que les analystes amĂ©ricains du renseignement ont identifiĂ© une menace de la part de l’Iran et que le commandant du Commandement central amĂ©ricain, le gĂ©nĂ©ral Frank McKenzie du Corps des marines, ait demandĂ© des navires supplĂ©mentaires, et plates-formes de dĂ©fense antimissile et des troupes.

En octobre, Trump a annoncĂ© brusquement qu’il avait ordonnĂ© le retrait complet des troupes, ce qui avait provoquĂ© des rĂ©actions vives chez lui et Ă  l’Ă©tranger, affirmant que la dĂ©cision de Trump pouvait autoriser une rĂ©surgence de l’EI.

Par la suite, le secrétaire à la Défense, Mark Esper, a déclaré que les États-Unis envisageaient de maintenir une petite présence à terre, près des champs de pétrole de la région.

Plus tĂ´t mercredi, John Rood, responsable du Pentagone n ° 3, avait averti que l’Iran pourrait prendre une « action agressive » dans un proche avenir, alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifiaient.

« Il y a des indications que l’Iran pourrait prendre des mesures agressives Ă  l’avenir », a dĂ©clarĂ© Rood aux journalistes mercredi. Il n’a pas prĂ©cisĂ© le type d’action agressive attendu par le Pentagone.