Le journaliste Tzvika Yekhezkel a parlĂ© de l’accord en cours et a prĂ©cisĂ© qu’il s’agissait d’un « accord mauvais, un accord sans alternative et qui n’est pas bon pour nous ». Il a Ă©galement ajoutĂ© : « Si l’on veut faire bouger quelque chose, c’est maintenant, et surtout avec une pression militaire parallèle. »
Après qu’une source du Hamas ait informĂ© l’agence de presse Reuters que l’organisation terroriste avait approuvĂ© une liste de 34 otages qui seront libĂ©rĂ©s, le journaliste, Tzvika Yekhezkel, a dĂ©taillĂ© ce qui pourrait faire Ă©chouer cet accord et dans quelle mesure cet arrangement pourrait ĂŞtre bĂ©nĂ©fique pour IsraĂ«l.
« Nous avons dĂ©jĂ vĂ©cu ce scĂ©nario plusieurs fois. Depuis novembre dernier, nous avons vu que le Hamas nous a dupĂ©s au moins cinq fois », a commencĂ© Yekhezkel. « Ce qui est diffĂ©rent cette fois, c’est que le Hamas sait peut-ĂŞtre qu’IsraĂ«l va concentrer la pression militaire sur Gaza. Il a peur, et mĂŞme les civils dans les tentes savent que cela pourrait vraiment changer la situation. Le Hamas montre en ce moment un certain degrĂ© de flexibilitĂ©. Nous en sommes lĂ parce que le Hamas commence Ă ressentir de la pression, que ce soit Ă cause de l’arrivĂ©e de Trump Ă la Maison Blanche, ou qu’il sache qu’IsraĂ«l, avec le soutien des Ă©vĂ©nements au Liban et en Syrie, veut intervenir dans la bande de Gaza. »
Il a poursuivi en disant : « Le sujet en ce moment, c’est la pression militaire, et cette pression le met sous pression (le Hamas). » Concernant l’accord, il a prĂ©cisĂ© : « Nous pouvons dĂ©fendre cet accord. Nous l’avons entendu dans l’accord de Shalit et dans le dernier accord de novembre, et nous avons vu que des terroristes libĂ©rĂ©s de JudĂ©e et Samarie ont participĂ© Ă des attaques. Je ne sais pas si je pourrais avoir confiance et dormir tranquillement en sachant que le système de sĂ©curitĂ© affirme que nous pourrons dĂ©fendre cet accord. »
« Cet accord, je pense, peut-ĂŞtre pour la première fois depuis des mois en IsraĂ«l, a un Ă©lan, IsraĂ«l peut encore exercer de la pression sur le Hamas et ne pas faire de concessions. Philadelphie et le corridor de Nitzarim sont des concessions douloureuses avec des problèmes stratĂ©giques pour l’avenir. C’est un accord sans alternative et il n’est pas bon pour nous. »
Il a ajoutĂ© : « Je sais qu’IsraĂ«l insiste pour sortir les terroristes de JudĂ©e et Samarie afin de protĂ©ger l’accord ensuite. Si IsraĂ«l cède sur Nitzarim et Philadelphie, et laisse le Hamas au pouvoir Ă Gaza avec de l’aide humanitaire et une partie des otages libĂ©rĂ©s, l’histoire du Hamas n’est pas terminĂ©e. Les objectifs de la guerre ne sont pas achevĂ©s et il y a encore beaucoup de guerre Ă venir sur ce dossier. C’est le maximum que nous puissions obtenir, l’accord n’est pas bon, mais il n’y a pas d’alternative. Si nous voulons faire bouger les choses, c’est maintenant, et surtout avec une pression militaire parallèle. »
Vers la fin, il a conclu : « Le jeu est celui de la patience et de ne pas cĂ©der. IsraĂ«l s’engage de plus en plus dans une pression militaire continue et cohĂ©rente. Il est encore possible de faire pression militairement sur le Hamas et les civils. Nous avons essayĂ© la voie de l’aide humanitaire, c’Ă©tait une erreur de donner autant, et il ne nous reste plus que la pression militaire. »





