Une Ă©tude internationale initiĂ©e par des scientifiques de l’institut Weizmann a permis d’expliquer pourquoi le plus cĂ©lèbre des rouleaux Qumran, appelĂ© «rouleau du temple», Ă©tait mieux conservĂ© que le reste des fragments trouvĂ©s dans des grottes situĂ©es au-dessus de la mer Morte.
Le rouleau du temple, prĂ©tendument achetĂ© par des antiquaires Ă des bergers bĂ©douins puis acquis par le MusĂ©e d’IsraĂ«l, se distingue tellement des deux mille fragments de parchemin retrouvĂ©s plus tard dans les grottes de Qumran que son authenticitĂ© a mĂŞme Ă©tĂ© mise en doute. Un morceau du kizhi le plus fin (huit millimètres d’Ă©paisseur), d’une longueur de huit mètres, n’a pas noirci pendant deux mille ans, son texte ne s’est presque pas estompĂ© – et il a Ă©tĂ© Ă©crit Ă l’intĂ©rieur plutĂ´t qu’Ă l’extĂ©rieur de la peau.
Après avoir procĂ©dĂ© Ă une analyse chimique des couches organiques et inorganiques du parchemin du Temple Scroll, les scientifiques ont conclu qu’il avait Ă©tĂ© fabriquĂ© Ă l’aide d’une technologie spĂ©ciale: la face interne de la peau Ă©tait recouverte d’une composition de sels minĂ©raux Ă base de sulfate d’aluminium: elle crĂ©ait une lĂ©gère couche de minĂ©raux Ă la surface et assurait la conservation Ă long terme du matĂ©riau. De telles technologies Ă©taient utilisĂ©es dans la Grèce antique; Au Moyen Ă‚ge, d’autres matĂ©riaux ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour nettoyer et Ă©claircir la peau.
La plupart des autres fragments de manuscrits de la mer Morte ont Ă©tĂ© Ă©crits sur du parchemin fabriquĂ© principalement Ă l’aide de technologies dites «orientales»; la composition de leurs couches minĂ©rales ressemble aux rouleaux babyloniens du Ve siècle avant notre ère. Un article sur les rĂ©sultats de l’Ă©tude a Ă©tĂ© publiĂ© dans la revue Science Advances du 6 septembre.
Le «décodage» de la technologie de production des rouleaux Qumran créera des conditions optimales pour leur stockage et simplifiera la classification et le décryptage des fragments fragmentés restants.





