Litige juridique entre le mĂ©diateur du ministère de la SĂ©curitĂ© nationale et le mĂ©diateur du service pĂ©nitentiaire et le directeur du dĂ©partement des Hautes Cours du parquet et le personnel du mĂ©diateur auprès du gouvernement : le diffĂ©rend concernant la rĂ©ponse de l’État Ă la pĂ©tition alimentaire du Hamas.
Les prisonniers ont contactĂ© la mĂ©diatrice du gouvernement Miara Ă contacter le Premier ministre Netanyahu pour qu’il intervienne dans cette affaire et ne laisse pas les dĂ©cisions au seul ministre Ben Gvir.
Lors de l’audience tenue Ă la Haute Cour, les juges ont critiquĂ© l’État. Lors des audiences internes au Ministère de la Justice, le directeur du DĂ©partement des Hautes Cours a soutenu que les critiques devaient ĂŞtre suivies d’effet, tandis que le Ministère de la SĂ©curitĂ© Nationale et le MĂ©diateur de l’administration pĂ©nitentiaire pensait le contraire et que la position de l’administration de la prison reposait sur une base juridique suffisante.
Après le dĂ©clenchement de la guerre, le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire la nourriture des prisonniers de sĂ©curitĂ©, y compris les prisonniers du Hamas et ses dĂ©tenus. L’Association des droits civiques a dĂ©posĂ© une requĂŞte auprès de la Haute Cour, allĂ©guant des atteintes Ă la santĂ© des prisonniers.
Les conseils juridiques adressĂ©s au gouvernement et au DĂ©partement des Hautes Cours du Bureau du Procureur ont dĂ©fendu la dĂ©cision de la Haute Cour et ont Ă©crit : « La nourriture des prisonniers de sĂ©curitĂ© est basĂ©e sur des normes professionnelles objectives… comme l’exige la loi. » En rĂ©ponse, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© que cela faisait partie de la politique de Ben Gvir, mais il a Ă©tĂ© notĂ© que cela avait Ă©tĂ© fait, entre autres, après une rĂ©union concernant les implications budgĂ©taires de la guerre contre l’administration de la prison, et que les dĂ©cisions Ă©taient prises par le rangs professionnels des Shevas.
Concernant l’affirmation dans la pĂ©tition selon laquelle les prisonniers de sĂ©curitĂ© et les prisonniers criminels devraient ĂŞtre traitĂ©s sur un pied d’Ă©galitĂ©, il Ă©tait Ă©crit que les prisonniers de sĂ©curitĂ© recevaient de la nourriture comme l’exige la loi, mais aucune rĂ©fĂ©rence n’Ă©tait faite Ă la question de l’Ă©galitĂ©, et il Ă©tait suggĂ©rĂ© que les prisonniers qui prĂ©tendaient qu’ils ne reçoivent pas suffisamment de nourriture devraient adresser une pĂ©tition individuellement. Le DĂ©partement des Hautes Cours a estimĂ© qu’il serait ainsi possible de rejeter la requĂŞte sans aborder de nouvelles questions juridiques fondamentales.
Ben Gvir a demandĂ© de joindre une lettre en son nom Ă la rĂ©ponse de l’État, mais Miara a estimĂ© que cela compliquerait la situation juridique et l’a empĂŞchĂ©. Le ministre a envoyĂ© la lettre aux pĂ©titionnaires et elle a donc Ă©tĂ© transmise aux juges. Dans la lettre, le ministre a Ă©crit que c’Ă©tait sa dĂ©cision en tant que ministre, qu’il n’y avait pas d’Ă©galitĂ© entre les prisonniers criminels et les prisonniers de sĂ©curitĂ©, que le changement dans le menu Ă©tait destinĂ© Ă des fins de dissuasion et que les renseignements de l’administration de la prison le soutenaient – diffĂ©rent positions de celles soumises Ă la Haute Cour.
Lors de l’audience qui a eu lieu ensuite Ă la Haute Cour, les juges Kabov et Barak-Erez ont critiquĂ© l’État pour les diffĂ©rences entre les positions et ont fait allusion Ă un problème juridique dans la discrimination contre les prisonniers de sĂ©curitĂ©. Le juge Kabov a dĂ©clarĂ© que dans une autre dĂ©cision, il avait autorisĂ© la dĂ©cision. Shevas a dĂ©cidĂ© de changer de politique en fonction de la guerre, mais « il y a ceux qui ont utilisĂ© cet outil comme moyen de dissuasion. Nous connaissons l’outil de dĂ©molition de maisons, mais pas l’outil de crĂ©ation de menus ». Il a dĂ©clarĂ© plus tard : « Le moment est venu pour le SHABAS de rĂ©flĂ©chir Ă la manière de modifier sa politique pour qu’elle soit conforme Ă la situation juridique. Le juge Barak-Erez a demandĂ© Ă plusieurs reprises s’il s’agissait d’une dĂ©cision du ministre ou de professionnel. »
Ă€ la fin de la semaine, la mĂ©diatrice Miara a soumis Ă la Haute Cour une demande Ă©largie pour rĂ©pondre aux questions des juges, et cela parce qu’elle s’est tournĂ©e vers le Premier ministre Netanyahu pour qu’il prenne les dĂ©cisions sur la question, et non Ben Gvir. « IsraĂ«l Hayom » a appris que la raison en est que dans les discussions juridiques internes, un diffĂ©rend juridique entre le conseil juridique des Shavas et le ministère de la SĂ©curitĂ© nationale et le directeur du dĂ©partement des Hautes Cours, Aner Hellman, et le personnel du consultant.
Les conseils juridiques adressĂ©s au gouvernement et au DĂ©partement des Hautes Cours estimaient qu’il y avait un problème juridique avec l’utilisation de nourriture Ă des fins dissuasives et l’Ă©valuation des considĂ©rations dissuasives sans un avis de sĂ©curitĂ© complet, et ils craignaient que toute la question soit tranchĂ©e par le ministre avec des considĂ©rations politiques Ă l’esprit, ils pensaient Ă©galement que plus l’objectif dissuasif Ă©tait grand, plus il pourrait y avoir des critiques judiciaires concernant la question de l’Ă©galitĂ© pour les prisonniers juifs, dont le menu n’a pas changĂ©.
Le mĂ©diateur du ministère de la SĂ©curitĂ© nationale et le mĂ©diateur des prisons ont estimĂ© que la guerre d’aujourd’hui est diffĂ©rente et plus grave que tout autre Ă©vĂ©nement, et que la loi de Shabas autorise le ministre Ă modifier les rĂ©glementations concernant le menu des prisonniers. Ils estiment Ă©galement que les avis professionnels des mĂ©decins indiquent que le menu ne nuit pas Ă la santĂ© des dĂ©tenus, comme l’exige la loi, et qu’ils reçoivent le minimum requis.
Lors du dĂ©bat interne, la « Haute Cour endormie » a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e, dans laquelle la Haute Cour a rejetĂ© une requĂŞte contre la dĂ©cision de l’ancien ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Gilad Erdan d’aggraver les conditions de dĂ©tention des prisonniers du Hamas, comme levier pour le retour de Hadar Goldin et Oron Shaul. La Haute Cour de justice a statuĂ© : « Le ministre peut fonder ses instructions au Service de sĂ©curitĂ© sur la sĂ©curitĂ© de l’État au sens le plus large et sur un intĂ©rĂŞt public important », mais pas « sur des considĂ©rations de vengeance ou de punition ».
Après que Ben Gvir ait Ă©tĂ© informĂ© du diffĂ©rend entre les juristes, son assistant David Boubli a tentĂ© d’accĂ©der Ă une rĂ©union Zoom organisĂ©e entre les parties, mais en raison de l’opposition du ministère de la Justice Ă sa prĂ©sence, la rĂ©union a Ă©tĂ© annulĂ©e. A proximitĂ©, Ben Gvir a publiĂ© une vidĂ©o sur son compte X dans laquelle un dĂ©tenu sĂ©curitaire parle de la dĂ©gradation des conditions et met en garde contre les dangers potentiels en arrivant Ă la prison. Il s’agit de transmettre un message Ă Miara selon lequel il existe des preuves Ă©videntes que le menu crĂ©e un effet de dissuasion. Suite Ă cela, Beharva-Miara a estimĂ© qu’il n’Ă©tait pas possible de coopĂ©rer avec Ben Gvir et que l’intervention du Premier ministre Ă©tait nĂ©cessaire – comme cela s’est Ă©galement produit avec le traitement de la Haute Cour de Sde YĂ©men.





