Un homme de Toronto menace : « Je vais poser une bombe dans chaque synagogue de Toronto »

Akbari, 41 ans, s’Ă©tait rendu chez le concessionnaire d’Ahmad, 26 ans, pour une vidange et avait demandĂ© Ă  changer de vĂ©hicule. Il aurait exprimĂ© des inquiĂ©tudes quant au financement d’un nouveau vĂ©hicule, craignant que les intĂ©rĂŞts ne soient dĂ©tournĂ©s vers le gouvernement israĂ©lien pour financer ce qu’il qualifie de gĂ©nocide contre les Palestiniens.

Akbari a dĂ©clarĂ© au tribunal que c’Ă©tait Ahmad qui avait soulevĂ© la question et affirmĂ© que non seulement les capitaux canadiens affluaient vers IsraĂ«l, mais qu’IsraĂ«l contrĂ´lait l’ensemble de la finance mondiale. Ahmad a niĂ© cette affirmation.

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Le juge Edward Prutschi a trouvĂ© « extrĂŞmement bizarre » qu’Akbari ait dĂ©clarĂ© n’avoir soulevĂ© cette prĂ©occupation que pour mettre fin aux avances du vendeur. En effet, Akbari avait admis avoir cherchĂ© Ă  discuter d’une nouvelle voiture et qu’il existait de meilleures façons de mettre fin Ă  la conversation que de sombrer dans une thĂ©orie du complot.

Les deux hommes ont discutĂ© de la guerre en cours entre IsraĂ«l et le Hamas. Ahmad a dĂ©clarĂ© au tribunal qu’il Ă©tait « du cĂ´tĂ© de l’État palestinien et des civils innocents » et qu’il l’avait dit Ă  Akbari. Cependant, Ahmad aurait Ă©tĂ© mal Ă  l’aise lorsqu’Akbari aurait ajoutĂ© qu’en rĂ©ponse Ă  un prĂ©tendu gĂ©nocide contre le peuple palestinien, l’État israĂ©lien et le peuple juif devraient Ă©galement ĂŞtre soumis à un gĂ©nocide .

Akbari aurait partagĂ© sa conviction que le gouvernement israĂ©lien contrĂ´lait le monde et cherchait Ă  exterminer les non-Juifs pour asservir et empoisonner le monde. Il a Ă©galement comparĂ© les IsraĂ©liens et les Juifs Ă  des cafards et des insectes qu’il fallait exterminer. Akbari a affirmĂ© au tribunal qu’il ne pouvait pas prononcer les mots « cafards » et « insectes ». Ahmad aurait Ă©tĂ© choquĂ© et effrayĂ© par le calme, la clartĂ© et la concision dont Akbari faisait preuve lors de ses propos.

« Avant de partir, je veux que tu te souviennes de mon nom et de mon visage, car la prochaine fois que tu les verras, je serai aux informations », aurait dit Akbari avant de se séparer. « Je sais quand je vais mourir, car je vais poser une bombe dans chaque synagogue de Toronto et les faire exploser pour tuer le plus de Juifs possible. »

Akbari aurait promis de filmer l’attaque. Le suspect a affirmĂ© au tribunal avoir Ă©tĂ© mal entendu et a plaisantĂ© avec Ahmad en disant qu’il ferait exploser un casino car il ne pouvait pas s’offrir un nouveau vĂ©hicule en raison d’une dette de jeu.

Ahmad a dĂ©clarĂ© qu’il n’y avait aucun doute sur les propos d’Akbari et qu’il ne pensait pas que le client plaisantait, vu son ton sĂ©rieux. Il a consultĂ© un collègue, ancien policier, et son frère aĂ®nĂ©, qui servait dans l’armĂ©e canadienne. Le lendemain de l’Ă©change, Akbari a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© et accusĂ© de menaces.

Akbari a dĂ©clarĂ© au tribunal qu’il ignorait ce qu’Ă©tait le judaĂŻsme et que, s’il savait que les Juifs existaient, il ignorait tout de cette religion et de son lien avec IsraĂ«l. Il a Ă©galement affirmĂ© ne pas connaĂ®tre le mot « synagogue ».

Prutschi a jugĂ© le tĂ©moignage d’Akbari dĂ©cousu et vague, et a jugĂ© l’homme incohĂ©rent, Ă©vasif et confus. Le juge a Ă©galement jugĂ© improbable qu’Ahmad, qui Ă©tait favorable Ă  la cause palestinienne, ait fabriquĂ© des allĂ©gations dĂ©taillĂ©es concernant une menace de meurtre de masse contre un client qui lui Ă©tait totalement inconnu.