NĂ© d’une mère israĂ©lienne et d’un père arabe, Muhammad a grandi avec son père Ă Gaza, ignorant ses racines juives. Ă€ 30 ans , après d’intenses efforts de Yad L’Achim, une organisation dĂ©diĂ©e Ă la continuitĂ© juive, il a fait l’impossible, traversant la frontière vers le territoire israĂ©lien oĂą il a finalement retrouvĂ© sa famille juive selon le site Israel National News et Yad Lehahim
Voici l’histoire de Muhammad:
Il y a 30 ans, Rina *, une adolescente israĂ©lienne, est tombĂ©e amoureuse d’un bel arabe et ils ont tous deux eu un bĂ©bĂ©. Un jour, alors que le bĂ©bĂ© avait environ six mois, son petit ami l’a emmenĂ©, a traversĂ© la frontière de Gaza et n’est jamais revenu. Pendant trois dĂ©cennies, Rina est restĂ©e avec un vide gigantesque dans son cĹ“ur, se demandant ce qui Ă©tait arrivĂ© Ă son fils. Cependant, tout cela a changĂ© la semaine dernière lorsque Muhammad, maintenant âgĂ© de 30 ans, a pris l’initiative de traverser la frontière de Gaza; et exerçant ses droits lĂ©gaux en vertu de la loi du retour d’IsraĂ«l, qui offre Ă chaque juif le droit de vivre en IsraĂ«l a pu obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne, il est devenu citoyen israĂ©lien de bonne foi.
La relation entre la mère et le fils a commencĂ© pour la première fois il y a deux ans et demi lorsque Rina a dĂ©terminĂ© que le moment Ă©tait venu de retrouver son fils perdu depuis longtemps et a fait appel Ă Yad L’Achim avec une demande sincère de l’aider. Trouvez mon fils. Yad L’Achim est une organisation Ă but non lucratif dont la mission est la continuitĂ© juive. Son dĂ©partement emblĂ©matique des projets spĂ©ciaux localise les femmes et les enfants juifs pris au piège contre leur grĂ© dans les villages arabes, les sauve de la captivitĂ© et guide leur rĂ©intĂ©gration positive dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne. Dans de nombreux cas, les opĂ©rations de sauvetage sont menĂ©es dans le plus grand secret, sachant que la vie des femmes, de leurs enfants et des opĂ©rations est en jeu.
«Elle ne croyait pas que cela allait se produire. Elle ne pensait pas que cela pouvait arriver. Ce sont ses voisins qui l’ont pressĂ©e de nous contacter, mais au moment oĂą nous avons reçu l’appel, nous avons dĂ©cidĂ© de faire tout ce qui Ă©tait en notre pouvoir pour retrouver cet enfant, qui est maintenant un homme », explique le directeur de Projets spĂ©ciaux de Yad L’Achim, Yossi Eliav.
Des enquĂŞtes clandestines et des enquĂŞtes exhaustives ont finalement rĂ©vĂ©lĂ© que Muhammad, qui Ă©tait dĂ©jĂ dans ses premieres annĂ©es de vie, avait grandi en tant que musulman dans la partie nord de Gaza. Avec beaucoup d’efforts, ils ont obtenu leur numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone portable et transmis les informations Ă la mère incrĂ©dule.
«La première fois qu’elle a appelĂ© et dit:« Je suis ta mère », j’ai failli laisser tomber le tĂ©lĂ©phone. Ă€ ce moment-lĂ , je parlais Ă peine un mot d’hĂ©breu et j’ai Ă©tĂ© tellement surpris que je suis restĂ© sans voix », raconte Muhammad. «J’ai demandĂ© Ă mon oncle de lui parler et de vĂ©rifier les faits. Deux ans et demi plus tard, avec le formidable soutien de Yad L’Achim, il avait appris l’hĂ©breu et nous parlions quotidiennement. »
Une fois le choc initial de la rĂ©vĂ©lation disparu, la mère et le fils ont commencĂ© Ă dĂ©velopper une relation chaleureuse. Soutenue et guidĂ©e par Yad L’Achim, Rina se sentait prĂŞte Ă faire l’impossible: ramener son fils de Gaza en IsraĂ«l proprement dit, oĂą il aurait plus de perspectives et la possibilitĂ© de rencontrer sa famille Ă©largie et de dĂ©couvrir ses racines juives. Exerçant ses droits en vertu de la loi du retour, Mohammed a franchi la frontière et a reçu son numĂ©ro d’identification israĂ©lien, devenant ainsi un citoyen israĂ©lien Ă part entière.
«Je ne peux pas dĂ©crire le sentiment. Je n’arrive pas Ă croire que ce jour soit vraiment venu après trente ans d’angoisse et d’attente sans fin », raconte Rina, toujours submergĂ©e par l’Ă©motion.
Pour la première fois depuis son enfance, Mohammed vit avec sa mère et dĂ©couvre la vie de l’autre cĂ´tĂ© de la clĂ´ture. Son hĂ©breu s’amĂ©liore de jour en jour et il a dĂ©jĂ un travail en cours. «J’ai beaucoup d’amis qui envient le fait de vivre en IsraĂ«l. Ici, en IsraĂ«l, les gens se respectent, apprĂ©cient la vie. Voici des emplois et des opportunitĂ©s. Gaza est une prison gĂ©ante. »
« Je suis tellement heureuse », dit Rina. «Je veux qu’il travaille et se marie ici. Je veux redevenir mère. »




