Ynet a rĂ©vĂ©lé que le ministère de l’Éducation a permis aux Ă©tudiants de Rishon Lezion de se rendre dans la rĂ©gion d’Arava la veille de la catastrophe oĂą 10 adolescents ont Ă©tĂ© tuĂ©s. «Un autre instructeur de bus a dĂ©cidĂ© de nous conduire, seul, Ă travers un itinĂ©raire plus dangereux oĂą tout le flux s’est dĂ©versĂ© vers le bus», a dĂ©clarĂ© l’un des Ă©tudiants de Rishon Lezion.
Les parents d’Ă©lèves et les Ă©tudiants de Rishon Lezion continuent de fournir des preuves concernant l’autorisation de la sortie, la veille de la tragĂ©die qui a tuĂ© 10 Ă©lèves de l’école Bnei Zion de Tel Aviv pendant la tempĂŞte. Après que Ynet ait rĂ©vĂ©lĂ© que le ministère de l’Éducation avait approuvĂ© le voyage dans la rĂ©gion, l’un des Ă©tudiants a dit: «Je ne comprenais pas pourquoi nous Ă©tions là ».
Plus tĂ´t dans la journĂ©e, il Ă©tait signalĂ© que des Ă©lèves de 10ième annĂ©e du LycĂ©e de Gan Nahum de Rishon Lezion Ă©taient pris dans l’Arava Ă la suite d’une crue soudaine Ă quelques minutes en voiture de Nahal Tzafit. MalgrĂ© la demande des parents de ramener leurs enfants Ă la maison, le ministère de l’Éducation a permis Ă l’Ă©cole de poursuivre le voyage. Selon les parents, au lieu de renvoyer les Ă©tudiants chez eux, la route du voyage a Ă©tĂ© dĂ©viĂ©e vers le petit cratère, mais lĂ aussi, une puissante crue s’est produite.
«Le temps, Ă la veille du voyage, Ă©tait vraiment nuageux, et selon les prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques – il devait y avoir une tempĂŞte», a dĂ©clarĂ© l’Ă©tudiant qui participait au voyage. «Deux jours avant le voyage, mes parents ont appelĂ© le coordinateur du centre et ont demandĂ© de rĂ©flĂ©chir Ă nouveau au voyage, alors mĂŞme qu’il Ă©tait clair que le temps allait ĂŞtre difficile. Nos parents ont demandĂ© Ă l’Ă©cole d’annuler ou de reporter le voyage.»
L’Ă©tudiante a dit qu’Ă partir du moment oĂą elle est arrivĂ©e dans la zone touchĂ©e par la crue, elle et ses collègues et le personnel Ă©ducatif Ă©taient inquiets des conditions difficiles.
Elle dit: «Certains de mes amis ont dĂ©cidĂ© de gravir la montagne, mais je suis restĂ© en bas. Après cela, notre dĂ©cision a Ă©tĂ© de retourner vers les bus. Quand nous sommes entrĂ©s dans le bus, la grĂŞle a commencĂ© Ă tomber. Il est tombĂ© des grĂŞlons de la taille d’un Ĺ“uf, je n’avais jamais vu ça de ma vie».
Elle a ajoutĂ©: «le guide dans le bus a alors dĂ©cidĂ© de nous conduire, lui-mĂŞme, par un chemin plus dangereux, tout le courant s’est dĂ©versĂ©e vers le bus. Je me souviens que plus tard, des tracteurs sont venu ramasser touts les gravats au bout de trois heures. J’ai Ă©tĂ© très déçue… Nous n’avons pas compris comment nous sommes arrivĂ©s ici et pourquoi nous devions ĂŞtre là ».
Selon elle, ses parents et d’autres parents Ă©taient Ă©galement très inquiets du sort de leurs enfants. «Les parents n’ont pas dormi de la nuit et ils n’ont pas rĂ©ussi Ă nous parler parce qu’il n’y avait pas de rĂ©seau. Le personnel de situation du ministère de l’Éducation a dĂ©cidĂ© que cette route Ă©tait sĂ»re, mais nous pensions vraiment que nous ne reviendrions pas de ce voyage».
Les parents voulaient annuler ou reporter la sortieÂ
Lors de conversations internes dans les groupes Watsapp des parents, il a Ă©tĂ© constatĂ© que mĂŞme avant le voyage – quand il Ă©tait clair qu’il y avait un temps orageux de prĂ©vu dans la rĂ©gion – les parents ont demandĂ© d’annuler ou de reporter le voyage. Cependant, Ă la fin, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, comme indiquĂ© plus haut, de ne rien annuler.
Les Ă©tudiants, qui ont enregistrĂ© les moments de terreur, ont envoyĂ© des photos et des vidĂ©os Ă leurs parents. «Lorsque nous avons reçu les vidĂ©os, nous nous sommes sentis impuissants», a dĂ©clarĂ© Osnat Lazarovitz, dont la fille a participĂ© au voyage. «Je ne pouvais rien faire, et certains parents voulaient aller chercher les enfants, comment ont-ils pu sortir les enfants dans une telle situation?» Mon cĹ“ur a pleurĂ© de l’intĂ©rieur. Ceux qui ont approuvĂ© ce voyage devraient ĂŞtre punis.
Ă€ la suite de la catastrophe survenue en Arava, le ministère de l’Éducation a annoncĂ© lundi la crĂ©ation d’un comitĂ© mixte avec le ministère de la DĂ©fense et le comitĂ© prĂ©paratoire prĂ©-militaire chargĂ© de rĂ©glementer les activitĂ©s Ă©trangères des programmes prĂ©paratoires prĂ©-militaires. En outre, le contrĂ´leur de l’État, le juge Ă la retraite Yosef Shapira, a annoncĂ© aujourd’hui qu’il va lancer une enquĂŞte sur les circonstances de la catastrophe.
Le ministère de l’Éducation a rĂ©pondu: «Les voyages sur les routes dangereuses ont Ă©tĂ© annulĂ©s ou dĂ©tournĂ©s vers d’autres lieux. En ce qui concerne le voyage des Ă©tudiants de Rishon Lezion, le ministère de l’Éducation a dĂ©clarĂ© qu’ils «comprenaient complètement les parents, mais le voyage en question Ă©tait en contact permanent avec les guides touristiques et garantissait que les bus quittent la zone».







