Wikipédia décrit ainsi le pogrom de Constantin de 1934 :
 » Les émeutes de Constantine de 1934 étaient une émeute anti-juive qui a éclaté dans la ville algérienne de Constantine.
Le consensus gĂ©nĂ©ral est que la cause initiale du conflit Ă©tait une confrontation entre Eliahou Khalifa, un zouave juif, et des fidèles musulmans dans une mosquĂ©e Ă cĂ´tĂ© de chez lui. Les musulmans ont dit que Khalifa Ă©tait ivre et a insultĂ© l’islam. Un rapport des autoritĂ©s juives a affirmĂ© qu’il n’Ă©tait pas en Ă©tat d’Ă©briĂ©tĂ© et qu’après s’ĂŞtre disputĂ© avec eux, les musulmans avaient maudit la foi de Khalifa et il les a maudits ainsi que leur foi.
JTA rapporta le 8 août 1934 :
Une scène de dĂ©solation et d’horreur totales, de filles juives aux seins coupĂ©s, de petits enfants avec de nombreuses blessures au couteau et de familles entières enfermĂ©es dans leurs maisons et brĂ»lĂ©es vives, a Ă©tĂ© dĂ©crite par un correspondant de l’Agence tĂ©lĂ©graphique juive, qui a rĂ©ussi Ă joindre cette ville aujourd’hui.
« Il faudra des jours avant que le monde obtienne une image fidèle de toutes les atrocités commises par les Arabes lors du pogrom sur le quartier juif », a câblé le correspondant.
« La seule comparaison Ă laquelle je peux penser est les Ă©meutes de Palestine de 1929. J’ai trouvĂ© des filles juives aux seins coupĂ©s, des juifs Ă barbe grise poignardĂ©s Ă mort, des petits enfants juifs morts de nombreuses blessures au couteau et des familles entières enfermĂ©es dans leurs maisons et brĂ»lĂ©es vives par les Ă©meutiers. »
« Tout comme en Palestine en 1929, les listes de morts et de blessĂ©s se comptent par centaines sans qu’aucune estimation officielle ne soit disponible. Les hĂ´pitaux sont remplis de victimes juives et les portes des hĂ´pitaux sont assiĂ©gĂ©es par des femmes et des mères Ă moitiĂ© folles qui cherchent Ă savoir si leurs proches sont parmi les morts ou les blessĂ©s, ou s’ils ont rĂ©ussi Ă Ă©chapper aux bandes de pogroms ».
J’ai vu des estimations de Juifs tuĂ©s de 24 Ă plus de 100.
Le journal algérien Echorouk Online donne une toute autre description des événements dans un article cette semaine sur le « quartier des bouchers » de Constantine :
Le jeune boucher Ben Amira, nous parlant de la splendeur du lieu et de son charme historique, nous a parlĂ© de son grand-père qui fut le premier Ă dĂ©fendre les fidèles lors de la catastrophe de Constantine survenue en 1934, lorsqu’un Juif du quartier Rahbat Al-Souf a provoquĂ© les musulmans en urinant dans la cour de la MosquĂ©e Verte. Son grand-père a rapidement rĂ©agi en plantant un poignard dans le cou de ce juif, avant qu’Ă©clate la grande bataille entre juifs et musulmans de la ville de Constantine, dans laquelle des couteaux et des machettes de boucheries algĂ©riennes ont Ă©tĂ© utilisĂ©s.
Le quartier des bouchers a Ă©tĂ© tĂ©moin de la bataille de la gloireÂ
L’Ă©tincelle des Ă©vĂ©nements s’est allumĂ©e dans la mosquĂ©e, dans laquelle Ben Badis donnait ses cours, et c’est la MosquĂ©e Verte de Constantine, situĂ©e dans le quartier des bouchers, dans laquelle Juifs et Arabes se partagent le mĂ©tier de boucher, lorsqu’un Juif ivre a fait irruption un vendredi soir pendant la prière du soir, et a commencĂ© Ă maudire les fidèles et Ă affirmer qu’il avait vu leur nuditĂ©. Il les a dĂ©crits comme des mĂ©chants, et il a Ă©tĂ© dit, selon ce qui a Ă©tĂ© rapportĂ© par le quotidien Al-Shorouk, Sayyid bin Omairah l’autoritĂ© de son grand-père, que ce juif a urinĂ© dans la cour de la mosquĂ©e , alors ils ont essayĂ© de le retenir, mais l’Ă©tat d’Ă©briĂ©tĂ© de ce juif appelĂ© Eliyahu Khleifi lui a donnĂ© la libertĂ© de libĂ©rer ce qui Ă©tait dans son cĹ“ur de haine, et il a commencĂ© Ă maudire le Prophète, que Dieu le bĂ©nisse et lui accorde la paix et les bĂ©nĂ©dictions. »
MalgrĂ© le procès intentĂ© par les fidèles aux services de police, le Juif refusa d’obtempĂ©rer Ă la sommation et continua Ă provoquer tout le monde, accompagnĂ© de sa femme, dans le quartier Rahbat Al-Soof et attiser la sĂ©dition dans le quartier des Bouchers, oĂą personne n’est plus fort que le bruit des couteaux, alors les gens se sont rassemblĂ©s la nuit et certains ont commencĂ© Ă appeler pour attaquer la maison de ce Juif et ils l’ont brĂ»lĂ©e, alors les policiers ont eu recours Ă la garde de la maison du Juif, de sorte que le reste des Juifs a rejoint la bataille verbale et l’a transformĂ©e en action, en jetant des pierres sur les musulmans.
Le quartier des bouchers a Ă©tĂ© tĂ©moin de la bataille acharnĂ©e qui annonçait le dĂ©but de la fin des Juifs Ă Constantine…
Un policier français a demandĂ© au Cheikh d’Ă©teindre le feu de la sĂ©dition, et Cheikh Ben Badis lui a rĂ©pondu en disant que les musulmans ne peuvent pas ĂŞtre patients…
Oui, pour les musulmans, c’Ă©tait une « bataille de gloire ».
Beaucoup plus sur la véritable histoire sur le blog Point of No Return.










