Un officier supérieur du commandement Sud alerte : « Nous identifions des terroristes sur le terrain, mais interdiction de les éliminer »

Un officier supérieur du commandement Sud met en garde contre une érosion du contrôle israélien dans la bande de Gaza, et affirme que des hommes armés franchissent à répétition la ligne jaune. Selon lui, nos forces identifient des terroristes armés sur le terrain, mais se voient dans certains cas empêchées d’agir contre eux. « Nous sommes exposés à un risque très significatif », a averti cet officier supérieur dans un entretien accordé à Channel 14.

Des hommes armés qui testent la ligne jaune

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Un officier supérieur du commandement Sud avertit d’un renforcement des organisations terroristes à Gaza, dans la bande de Gaza, et alerte sur le fait que la réalité du terrain devient de plus en plus complexe et dangereuse pour nos forces déployées dans la bande. Dans un entretien accordé à Channel 14, il affirme que des hommes armés franchissent la ligne jaune, opèrent dans les zones côtières et tentent même de remettre en cause le contrôle israélien sur le secteur.

Selon lui, nos forces sur le terrain identifient des terroristes du Hamas armés, mais les règles d’ouverture du feu ne permettent pas de tirer dans toute situation où un homme armé est repéré. Il précise que la directive actuelle n’autorise l’ouverture du feu que lorsqu’un homme armé identifié franchit délibérément la ligne jaune. « Le terrain se réveille, il y a énormément de franchissements de la ligne jaune et nous n’appliquons pas la loi », alerte-t-il. « Nous identifions des terroristes armés sur le terrain, et interdiction de les éliminer. »

Des bidons jaunes déplacés pour remettre en cause le contrôle israélien

L’officier supérieur a ajouté : « Plus encore, nous constatons qu’ils déplacent les bidons jaunes dans la zone côtière et maritime, remettant ainsi en cause notre contrôle. La consigne est de n’ouvrir le feu que si l’on identifie un homme armé qui franchit délibérément la ligne jaune. L’alerte sérieuse qui existait auparavant est toujours d’actualité — nous sommes exposés à un risque très significatif. »

La référence de l’officier aux « bidons jaunes » concerne les dispositifs physiques de marquage de la ligne jaune sur le terrain. Selon ses propos, les organisations terroristes de la bande déplacent ces éléments de signalisation dans la zone côtière et maritime, tentant ainsi de modifier concrètement les limites du périmètre sous contrôle israélien. La conséquence opérationnelle est que nos forces doivent désormais faire face non seulement à l’activité d’individus armés, mais aussi à des tentatives de modifier la réalité sur le terrain en s’approchant de la ligne et en déplaçant ses marqueurs.

Un renforcement des dispositifs défensifs déjà engagé

Par ailleurs, comme nous l’avions révélé en premier il y a environ un mois, l’establishment sécuritaire continue de renforcer les dispositifs de défense et d’observation, et affine les consignes données aux forces opérant à Gaza. La compréhension au sein de l’appareil sécuritaire est que le Hamas conserve toujours la motivation de mener des attaques contre nos forces dans la bande, même après une longue période. Nos forces renforcent donc leur vigilance et leur état d’alerte autant que nécessaire pour faire face à ce défi sécuritaire.

Le document en 15 points rejeté par Israël en toile de fond

En toile de fond de ces déclarations se trouve le « document en 15 points » du « Conseil de la paix pour Gaza », élaboré dans le cadre des contacts visant à une régularisation dans la bande, et rejeté par Israël. Ce document comprenait un plan visant à mettre fin aux combats si le Hamas venait effectivement à se désarmer, mais à Jérusalem, plusieurs réserves ont été émises concernant des articles jugés problématiques du point de vue sécuritaire, notamment en ce qui concerne la liberté d’action de nos forces et les mécanismes de contrôle et de supervision.

Ce témoignage intervient alors que l’establishment sécuritaire israélien se prépare, selon des informations précédemment révélées, au scénario le plus grave à Gaza, et alors que des craintes existent quant à un allègement prématuré du dispositif de forces déployées dans la bande, dans un contexte rappelant, selon certaines sources sécuritaires, la période précédant le 7 octobre.

Sur des sujets connexes, notre rédaction avait déjà suivi de près les tensions entourant le dispositif sécuritaire israélien dans la bande de Gaza, ainsi que les négociations autour du désarmement du Hamas et des mécanismes de contrôle post-conflit. Nous invitons également nos lecteurs à consulter l’ensemble de notre couverture de l’actualité militaire et sécuritaire sur la page d’accueil de notre site.