De nouvelles informations sur le tĂ©moignage de l’ancienne secrĂ©taire anonyme qui, samedi soir, a accusĂ© l’ancien prĂ©sident et premier ministre israĂ©lien Shimon Peres de l’avoir agressĂ©e sexuellement, ont Ă©tĂ© publiĂ©es aujourd’hui par la Douzième chaĂ®ne.
La secrĂ©taire a allĂ©guĂ© que Peres « l’avait bloquĂ© dans le coin, l’espace entre la porte et le mur, de sorte que si quelqu’un marchait dans le couloir, il ne pouvait pas voir ce qui se passait dans la pièce ».
De plus, a rapportĂ© la Douzième chaĂ®ne, le cercle de ceux qui Ă©taient au courant du comportement prĂ©sumĂ© de Peres Ă©tait beaucoup plus large que prĂ©vu. Les personnes qui travaillaient avec Peres Ă l’Ă©poque ont admis, Ă huis clos, qu’elles Ă©taient au courant des incidents.
Plusieurs de ceux qui savaient Ă l’Ă©poque regrettent maintenant de se taire, selon la journaliste Rina Mazliah, qui a rĂ©vĂ©lĂ© pour la première fois un premier tĂ©moignage samedi soir.
La raison pour laquelle les gens ont choisi de garder le silence, a ajoutĂ© Mazliah, Ă©tait, et est toujours, en partie Ă cause d’intĂ©rĂŞts politiques et en partie Ă cause d’intĂ©rĂŞts Ă©conomiques.
« Il m’a attirĂ©e contre lui et a mis sa main sous ma chemise », a dĂ©clarĂ© la femme anonyme. » J’ai dit ‘attends, attends’ et il m’a poussĂ© contre le mur. Je l’ai poussĂ© et je me suis enfuie. J’ai un terrible souvenir de lui. «Â
Cette accusation fait suite Ă celles de l’ancienne dĂ©putĂ©e Colette Avital, qui a allĂ©guĂ© la semaine dernière que Peres l’avait agressĂ©e sexuellement dans les annĂ©es 1980.
Avital a affirmĂ© que Peres l’avait plaquĂ©e contre une porte et avait tentĂ© de l’embrasser alors qu’il Ă©tait Premier ministre en 1984.
Elle a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’Ă une autre occasion, il l’avait invitĂ©e dans sa chambre d’hĂ´tel pour le petit-dĂ©jeuner alors qu’ils Ă©taient en mission diplomatique Ă Paris et a essayĂ© de la pousser sur le lit lorsqu’elle est entrĂ©e dans la chambre.
Dans une interview, on a demandé à Avital pourquoi il avait finalement révélé ce que Peres avait fait.
« J’ai beaucoup galĂ©rĂ© avec la dĂ©cision, mais au final, j’Ă©tais convaincue que si je me suis battue pour les femmes contre les agressions sexuelles toutes ces annĂ©es, et certaines femmes le savent dĂ©jĂ , ce serait très mal si je ne rĂ©vĂ©lais pas la vĂ©ritĂ©. C’est ce qui m’a convaincu », a-t-il dĂ©clarĂ©.
La semaine dernière Ă Shabbatarbut, il a expliquĂ© comment le « pourquoi maintenant ? » La question ne relève pas de la curiositĂ© mais d’un lieu accusateur et douteux. Il a ajoutĂ© qu’il continuait Ă travailler avec lui parce qu’il le respectait lui et son travail, et qu’ « elle ne voulait pas insulter la mĂ©moire de Peres et certainement pas sa famille ».
Avital a dĂ©clarĂ© qu’elle avait signalĂ© l’incident Ă Paris au conseiller de Peres, Yossi Beilin, mais interrogĂ© par Ynet Ă ce sujet, Beilin a dĂ©clarĂ© : « Je ne me souviens pas d’un tel incident, et Peres ne m’a certainement pas informĂ© d’un tel comportement. J’ai Ă©tĂ© très surpris par cette rĂ©vĂ©lation, et je ne suis pas en mesure de nier quoi que ce soit parce que je ne m’en souviens tout simplement pas. «Â





