Ces derniers jours, au cours desquels la Russie a agi pour nĂ©gocier un accord de prisonniers entre IsraĂ«l et la Syrie, une dĂ©couverte rare a Ă©tĂ© publiĂ©e en anglais sur le rĂ©seau d’information russe RT. Dans une vidĂ©o qui n’a jamais Ă©tĂ© vue, selon le rĂ©seau d’information, l’espion israĂ©lien Eli Cohen a Ă©tĂ© vu marchant dans une rue de Damas, près de l’appartement oĂą il vivait Ă l’Ă©poque.
Selon la chaĂ®ne russe, le clip rare a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans un film qui appartenait Ă un attachĂ© militaire russe qui se trouvait Ă Damas Ă l’Ă©poque. La mĂŞme annexe documentait la vie animĂ©e de la capitale syrienne.
Le segment rare apparaît dans la vidéo à 13 h 06.
Dans un film d’une demi-heure, une documentation inhabituelle de Damas est prĂ©sentĂ©e, qui comprend une bagarre entre colporteurs, des policiers arrĂŞtant des conducteurs et une agitation du marchĂ© dans la vieille ville. Parallèlement aux scènes touristiques, il a Ă©tĂ© allĂ©guĂ© que le film contenait Ă©galement des extraits d’une base militaire visitĂ©e par l’annexe russe et l’extrait dans lequel, selon les orateurs, aurait Ă©tĂ© vu Eli Cohen.
On ne sait pas si l’espion israĂ©lien a Ă©tĂ© filmĂ© accidentellement ou s’il y avait une raison d’essayer de le photographier, mais selon la chaĂ®ne russe, le segment a Ă©tĂ© filmĂ© près du quartier gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e de l’air syrienne, situĂ© près de l’appartement de l’espion, au cĹ“ur du quartier gouvernemental.
Nous avons parlĂ© avec Nadia Cohen, l’Ă©pouse de l’espion, qui a dit à « Israel Today » qu’elle avait regardĂ© la vidĂ©o avec enthousiasme pour la première fois. « C’est un autre rappel de notre histoire », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Elle a vivement attaquĂ© la conduite de l’État d’IsraĂ«l sur la question et le fait que les os de son mari soient toujours en Syrie, ce qui a Ă©tĂ© douloureusement renforcĂ© cette semaine avec l’accord de retour de la jeune femme qui a traversĂ© la frontière en Syrie, sous la mĂ©diation de la Russie.
« Ce n’est pas une question de fonctionnement du gouvernement qui Ă©tait erronĂ©. C’Ă©tait en fait un crime indescriptible, qu’ils l’ont amenĂ© en Syrie alors qu’ils savaient que la terre brĂ»lait et qu’il y avait des menaces rĂ©elles. Quand vous ĂŞtes assis ici parmi votre peuple et vous les voyez Ă©lever leurs enfants et petits-enfants, et je me regarde ainsi que pour mes enfants, il n’y a pas de changement, sans compassion. «Â
Elle poursuit en disant : « Les gens sont formidables. Il y avait un Premier ministre impliquĂ© dans son meurtre, et un autre que tout le monde sait ĂŞtre un meurtrier. Celui qui nous rĂ©compense est l’Ă©treinte du peuple, sous leurs yeux, c’est sa gloire, son travail. Je gagne de jour en jour de la sympathie. C’est incroyable et il n’y a vraiment pas de mots. »
Cohen attaque le gouvernement et dit : Rien ne vient d’eux… Après Meir Dagan, nous Ă©tions comme des mouches qui nous expulsaient. M… Nos colères ne viennent pas d’une certaine direction mais de plusieurs directions. Ils ont rĂ©ussi Ă nous piĂ©tiner. Si ce sont les premiers ministres, que ce soit Rabin, Peres, le prĂ©sident Rivlin, ils se plaignent que nous disions d’eux qu’ils sont des meurtriers – mais vous l’avez assassinĂ©. Ils n’aiment pas ça. Alors qu’ont ils fait ? Vous ne l’avez pas tuĂ© ? …
«Eli est le hĂ©ros du peuple. Nous ne resterons pas silencieux, nous continuerons Ă le commĂ©morer. BientĂ´t, nous lancerons une campagne pour construire un musĂ©e Ă sa mĂ©moire. Il y a Ă peine une semaine et demie, ils ont fait un monument privĂ©. Il y avait beaucoup de diplĂ´mĂ©s, de gĂ©nĂ©raux. «Â
Chaque photo qui nous vient est un autre rappel. Je m’attends Ă ce que le gouvernement montre de l’intĂ©rĂŞt ou de l’attention. »





