En Allemagne, une plainte a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e contre l’un des plus grands groupes europĂ©ens d’Ă©dition et de mĂ©dias, Axel Springer, propriĂ©taire entre autres du site Internet et de l’application du mĂŞme nom Yad2. Le motif de la plainte Ă©tait des publicitĂ©s pour la vente et la location d’appartements dans les territoires.
La plainte a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e auprès du Centre d’aide juridique et des droits de l’homme de JĂ©rusalem, une organisation de dĂ©fense des droits humains basĂ©e Ă Ramallah. Les plaignants sont des rĂ©sidents de Iskaka, Marda et Taibe, ainsi que des conseils de villages palestiniens.
La plainte indique que la publication d’annonces pour la vente et la location d’appartements dans les territoires est contraire au droit allemand et contribue Ă la violation des droits de l’homme dans les territoires.Â
Comme indiqué dans le document, Axel Springer viole la législation entrée en vigueur il y a un an, qui oblige les entreprises à faire preuve de diligence raisonnable dans leurs activités. La loi oblige les entreprises allemandes à identifier et à atténuer les risques liés aux droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement mondiales, y compris dans leurs filiales.
Le groupe mĂ©diatique n’a pas assumĂ© cette responsabilitĂ© et a en fait contribuĂ© Ă la violation des droits de l’homme – en volant des terres palestiniennes, tant privĂ©es que celles appartenant aux villages correspondants, au profit des colonies juives. A titre d’exemple, ils ont citĂ© des publicitĂ©s sur Yad2 pour de nouvelles propriĂ©tĂ©s Ă Ariel, dans certaines zones qui, selon les plaignants, ont Ă©tĂ© expropriĂ©es aux Palestiniens.
Les plaignants exigent qu’Axel Springer soit confrontĂ© Ă des sanctions, notamment des amendes pouvant aller jusqu’Ă 2 pour cent de son chiffre d’affaires annuel et la suspension immĂ©diate de toutes les publications Yad2 liĂ©es au règlement.
« Faciliter le vol de terres et l’expulsion illĂ©gale de Palestiniens en Cisjordanie constituerait une violation directe de la loi sur la chaĂ®ne d’approvisionnement », a dĂ©clarĂ© Annabelle Brueggemann, consultante juridique sur les entreprises et les droits de l’homme au Centre europĂ©en pour les droits constitutionnels et humains. une organisation indĂ©pendante Ă but non lucratif basĂ©e Ă Berlin.
Les autoritĂ©s allemandes dĂ©cideront d’ici le mois prochain s’il y a lieu d’ouvrir une enquĂŞte formelle, ce qui pourrait obliger l’entreprise Ă interdire la publication de telles publicitĂ©s sur son site Internet et son application et Ă s’exposer Ă une amende pouvant aller jusqu’Ă 78 millions d’euros.






