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Le prĂ©sident français François Hollande a annoncĂ© que son pays reconnaissait comme reprĂ©sentant du peuple syrien, l’opposition syrienne. Une dĂ©claration officielle. Il a ajoutĂ© que son pays envisagera l’ouverture des livraisons d’armes Ă l’opposition, mais aussi de mettre en place un gouvernement de transition.
« La France est liĂ©e en l’Ă©tat actuel par un embargo europĂ©en qui s’applique Ă tous les pays de l’Union europĂ©enne », a dĂ©clarĂ© Philippe Lalliot, porte-parole du ministère des Affaires Ă©trangères, interrogĂ© lors d’un point-presse sur la possibilitĂ© de livrer des armes Ă l’opposition syrienne qui les rĂ©clame. « Cet embargo (de l’UE) est explicite, notamment l’article 2 qui interdit toute forme de livraison d’armes Ă la Syrie et les exceptions qu’il prĂ©voit, ne sont pas susceptibles de s’appliquer au cas prĂ©sent », a expliquĂ© Philippe Lalliot, ajoutant qu’il n’y a pas (dans le texte) de date butoir qui arrĂŞterait ce rĂ©gime ».
La France reconnaît la nouvelle coalition regroupant l’opposition syrienne comme le futur gouvernement provisoire du pays, a annoncé François Hollande, lors de sa première conférence de presse.
« J’annonce ici que la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement de la Syrie démocratique permettant d’en terminer avec le régime de Bachar al Assad », a dit le président français lors d’une conférence de presse.
Plus tôt, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé le reste du monde à faire de même.
François Hollande a réaffirmé que la France excluait toute intervention militaire qui ne serait pas décidée par le conseil de sécurité des Nations unies. « Aujourd’hui, il n’est pas dans cette disposition d’esprit dès lors que la Russie s’y oppose. Donc nous agirons différemment au nom de principes de protection de la population civile », a-t-il expliqué.





