Dans le contexte de l’attaque qui a eu lieu ce samedi Ă la frontière entre le nord et le conflit militaire avec l’Iran, le cabinet de sĂ©curitĂ© s’est rencontrĂ© (dimanche) pour discuter de la question de savoir comment faire face Ă la menace iranienne qui semble changer de stratĂ©gie.
Jusqu’Ă prĂ©sent, IsraĂ«l a affrontĂ© l’Iran et ses voisins comme le Hezbollah au nord, le Hamas au sud et les milices chiites en Syrie dans un face Ă face. La politique Ă©tait que la lutte se concentrerait sur « les bras de la pieuvre », c’est-Ă -dire les mĂ©tastases, mais maintenant la question est de savoir si le moment est venu de nuire Ă la pieuvre directement dans son pays, en Iran ?
Les responsables du cabinet ont dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait peut-ĂŞtre temps d’intensifier la politique : si Tel Aviv Ă©tait attaquĂ© par des missiles iraniens, TĂ©hĂ©ran sera attaquĂ© par des missiles israĂ©liens.
Il est important de clarifier que ce n’est pas une nouvelle politique israĂ©lienne qui a Ă©tĂ© Ă©tablie, mais seulement au sein du cabinet. Les mĂŞmes voix qui ont Ă©tĂ© entendues lors de la rĂ©union illustrent en fait Ă quel point JĂ©rusalem est prĂ©occupĂ©e par la menace qui pèse sur IsraĂ«l depuis la frontière nord, mĂŞme si elle ne semble pas ĂŞtre existentielle. Au moins pour l’instant.
En IsraĂ«l pour le moment, il n’y a pas d’intention d’ĂŞtre dissuadĂ©. Quelle que soit la politique, il semble que la situation sĂ©curitaire sera beaucoup plus tendue : le Premier ministre Netanyahu a dĂ©jĂ dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l poursuivrait sa politique et les dirigeants de Tsahal ont clairement indiquĂ© que rien n’a changĂ©, pas mĂŞme les capacitĂ©s, et continuera Ă fonctionner ainsi.
Leur rĂ©action sera beaucoup plus sĂ©vère. Si les parties rĂ©alisent leurs menaces comme elles l’ont dĂ©clarĂ©, le dilemme d’IsraĂ«l est de savoir s’il faut agir en Syrie, risquer l’expansion du conflit ou le restreindre – que ce soit dans la prochaine tentative iranienne de transfĂ©rer des armes avancĂ©es ou d’identifier d’autres installations iraniennes.
MalgrĂ© l’escalade et le risque de la flambĂ©e, en IsraĂ«l, il n’y a actuellement aucune intention de dissuader, mais de continuer Ă rendre difficile l’Ă©tablissement des forces iraniennes en Syrie. Une des implications de ceci est que le couloir menant au conflit entre IsraĂ«l et l’Iran s’est Ă©largi.
.




