Les vidĂ©os de « victoire » du Hamas montrant l’organisation terroriste reprenant le contrĂ´le de la bande de Gaza après le retrait israĂ©lien sont le rĂ©sultat direct du gouvernement Netanyahu, qui, pour des raisons politiques, a rejetĂ© toute alternative au gouvernement du Hamas, a dĂ©clarĂ© l’ancien ministre de la DĂ©fense Yoav Galant.
S’exprimant lors d’une confĂ©rence Ă l’Institut Reichman, Galant a dĂ©clarĂ© qu’en janvier dernier, il avait prĂ©sentĂ© au gouvernement un plan d’action clair pour atteindre tous les objectifs de la guerre Ă Gaza. Le plan prĂ©voyait quatre mois de combats d’intensitĂ© maximale, que le gouvernement utiliserait pour crĂ©er une alternative politique au Hamas et, au cours des prochains mois, nĂ©gocier la fin de la guerre, un Ă©change d’otages et le transfert de Gaza Ă Gaza. une administration civile non-Hamas.
Le gouvernement a rejeté ce projet, selon Galant, « pour des raisons politiques ». L’ancien ministre de la Défense a déclaré qu’une partie de la coalition au pouvoir souhaitait un contrôle militaire israélien permanent sur Gaza et s’opposait donc à toute alternative.
L’ancien ministre de la DĂ©fense, comme l’ensemble des dirigeants des services de sĂ©curitĂ©, considĂ©rait et considère toujours l’idĂ©e d’une occupation permanente de Gaza pratiquement impraticable au motif qu’elle nĂ©cessiterait le dĂ©ploiement permanent de plusieurs divisions Ă Gaza et la « rĂ©vĂ©lation » » d’autres zones oĂą Tsahal doit repousser des menaces constantes. Galant n’a pas commentĂ© les « idĂ©es non standard » de Trump sur l’expulsion d’un million et demi de Palestiniens vers d’autres pays, qui ont tant inspirĂ© Smotrich et Ben-Gvir, les considĂ©rant comme frivoles.
Galant ne voyait que deux options rĂ©elles et pratiquement rĂ©alisables pour l’issue de la guerre : un gouvernement alternatif Ă Gaza ou la restauration du pouvoir du Hamas. Après avoir abandonnĂ© la première option, le gouvernement de facto a choisi la seconde et a laissĂ© le Hamas comme seule force organisatrice dans la bande de Gaza. « La destruction et le labourage du sol ne crĂ©ent pas Ă eux seuls une alternative si nous n’avons pas nous-mĂŞmes plantĂ© de nouvelles pousses », a soulignĂ© l’ancien ministre de la DĂ©fense.





