Le ministère des Affaires Ă©trangères a conseillĂ© aux ambassades et aux consulats israĂ©liens du monde entier de demander aux communautĂ©s juives du monde entier de faire pression sur leurs gouvernements pour qu’ils s’opposent au vote prĂ©vu de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies sur JĂ©rusalem. L’organisme mondial devrait dĂ©noncer la reconnaissance par les États-Unis de JĂ©rusalem comme capitale d’IsraĂ«l et dĂ©clarer la dĂ©cision nulle.
Les prĂ©paratifs du vote suggèrent qu’après les cĂ©lĂ©brations locales qui ont suivi l’annonce du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump le 7 dĂ©cembre, le gouvernement israĂ©lien est maintenant prĂ©occupĂ© par le fait que la dĂ©cision pourrait se retourner contre lui. Avant l’annonce, la plupart des pays ont tacitement acceptĂ© le fait que JĂ©rusalem est la capitale, alors que maintenant, la communautĂ© internationale est prĂŞte Ă dĂ©clarer en masse que JĂ©rusalem n’est pas la capitale d’IsraĂ«l.
D’un autre cĂ´tĂ©, certains observateurs suggèrent de prendre le vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU avec un grain de sel proverbial.
« L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est un forum politique avec 57 voix islamiques, et la plupart des autres pays les suivent ou s’abstiennent sur des motions comme celles-ci », a dĂ©clarĂ© le professeur Gerald Steinberg, professeur d’Ă©tudes politiques Ă l’universitĂ© Bar Ilan. dans les relations internationales. « Mais ce sont des rĂ©solutions sans rĂ©elles dents pour eux.
« Prenez la rĂ©solution » Le sionisme est le racisme « en 1975. C’Ă©tait mĂ©chant, mais cela n’a pas vraiment eu d’impact. MĂŞme chose avec la rĂ©solution de 2004 dĂ©nonçant le soi-disant mur ‘Apartheid’. Ensuite, ils ont mĂŞme rĂ©fĂ©rĂ© l’histoire Ă la Cour internationale de justice, qui a rendu une dĂ©cision consultative. Mais ils n’ont eu aucun impact rĂ©el. Au contraire, ces rĂ©solutions ont rĂ©vĂ©lĂ© la nature propagandiste des rĂ©solutions « , a dĂ©clarĂ© M. Steinberg.
MalgrĂ© cette demande, certains groupes juifs de la diaspora, en particulier en AmĂ©rique du Nord, affirment que mĂŞme s’ils continuent Ă soutenir l’État d’IsraĂ«l, ils n’ont aucune intention de faire du lobbying au nom du gouvernement Netanyahu.
‘Je n’ai rien Ă dire sur le problème de JĂ©rusalem’, a dĂ©clarĂ© le rabbin Andrew M. Sacks, directeur de l’AssemblĂ©e rabbinique Masorti en IsraĂ«l et reprĂ©sentant du mouvement conservateur aux nĂ©gociations du Mur occidental. ‘Il y a certainement des arguments pour et contre contre l’annonce du prĂ©sident Trump.
‘Mais je suis consternĂ© que le gouvernement actuel d’IsraĂ«l puisse avoir l’audace de me demander une faveur, après nous avoir giflĂ© au nez et Ă la tĂŞte après maintes et maintes fois. Je serais indignĂ© si on nous demandait de faire pression pour le gouvernement Ă la lumière de son Ă©chec Ă traiter notre communautĂ© pluraliste de la diaspora avec le respect qu’elle mĂ©rite ‘, a dĂ©clarĂ© Sacks, Ă©galement reprĂ©sentant du mouvement conservateur aux nĂ©gociations du Mur occidental. qui ont finalement Ă©tĂ© mis de cĂ´tĂ© par le Premier ministre Binyamin Netanyahu Ă la demande des parties haredi.
Un porte-parole du Premier ministre Netanyahu a refusé de commenter.
La session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale fait suite Ă un effort similaire du Conseil de sĂ©curitĂ© lundi. Ce vote a Ă©tĂ© rejetĂ© par l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, qui a rĂ©primandĂ© l’organisme mondial pour avoir proposĂ© de dicter la politique Ă©trangère aux États-Unis. Mais Washington n’a pas de droit de veto Ă cĂ©der devant l’assemblĂ©e plĂ©nière, et la mesure rĂ©visĂ©e devrait ĂŞtre largement ratifiĂ©e.




