???? La France fidèle Ă  elle mĂŞme : L’islamiste qui a tuĂ© Sarah Halimi a Ă©tĂ© jugĂ© comme irresponsable

La Cour de cassation a rejetĂ© ce mercredi le pourvoi des avocats de la famille de Sarah Halimi. Elle confirme donc l’irresponsabilitĂ© pĂ©nale du meurtrier de cette retraitĂ©e juive de 65 ans, qui n’aura donc pas de procès.

La Cour de cassation confirme la dĂ©cision de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris de dĂ©cembre 2019 sur l’irresponsabilitĂ© pĂ©nale du meurtrier.

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« Une personne qui a commis un acte sous l’emprise d’une bouffĂ©e dĂ©lirante abolissant son discernement ne peut pas ĂŞtre jugĂ©e pĂ©nalement mĂŞme lorsque son Ă©tat mental a Ă©tĂ© causĂ© par la consommation rĂ©gulière de produits stupĂ©fiants. En effet, la loi ne prĂ©voit pas de distinction selon « l’origine du trouble psychique », a tranchĂ© la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire.

Les faits remontent au 4 avril 2017 : Kobili TraorĂ©, un musulman de 27 ans, fait irruption chez sa voisine juive de 65 ans, Lucie Attal, aussi appelĂ©e Sarah Halimi. Il la roue de coups aux cris de « Allah Akbar » et en rĂ©citant des versets du Coran, avant de la jeter par-dessus le balcon de leur HLM de Belleville, dans l’Est de Paris.

Il Ă©tait alors en pleine « bouffĂ©e dĂ©lirante », liĂ©e probablement Ă  une forte consommation rĂ©gulière de cannabis. Le 19 dĂ©cembre 2019, la cour d’appel a conclu, sur la base de trois expertises mĂ©dicales, que le jeune homme Ă©tait « irresponsable pĂ©nalement » en raison d’un trouble psychique au moment des faits.

Cette dĂ©cision, objet du pourvoi en cassation des parties civiles, avait Ă©tĂ© vivement critiquĂ©e par des politiques de tous bords, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, et plusieurs personnalitĂ©s, notamment de la communautĂ© juive. En dĂ©fense Me Patrice Spinosi avait martelĂ© que son client ignorait le risque, alors qu’il consommait une quinzaine de joints par jour depuis l’âge de 16 ans.

Pendant l’enquĂŞte, sept experts psychiatriques ont tous conclu Ă  une « bouffĂ©e dĂ©lirante » chez le jeune homme. L’un d’eux, le Dr Daniel Zagury, s’Ă©tait toutefois dĂ©marquĂ© sur les consĂ©quences juridiques, suggĂ©rant de retenir « l’altĂ©ration du discernement » compte tenu de l' »intoxication chronique volontaire ».

Par cette dĂ©cision, la Cour de cassation confirme qu’il n’y aura pas de procès pour cet homme, toujours hospitalisĂ© d’office.