Les 1 000 premieres convocations ont été lancés aujourd’hui (dimanche) à des jeunes ultra-orthodoxes, pour la plupart célibataires, âgés de 18 à 23 ans, dans le but de les recruter d’ici un mois et demi.
C’est la première fois depuis des décennies que des ordres sont émis à l’encontre de jeunes ultra-orthodoxes en âge de conscription, dans le but d’entraîner un changement significatif dans ce domaine. Dans deux semaines, 1 000 convocations supplémentaires seront émis, et deux semaines plus tard, le même nombre, de sorte qu’en six semaines, 3 000 ultra-orthodoxes seront concernés.
En préparation au recrutement des ultra-orthodoxes, l’armée israélienne a formulé un plan impressionnant dont le but est de les convaincre qu’ils seront capables de maintenir leurs opinions religieuses tout en servant pour le pays. Entre autres choses, les ultra-orthodoxes passeront un test sur mesure du DPR, le jour du recrutement et des stages adaptés à leur mode de vie. L’armée israélienne a déclaré la semaine dernière qu’elle ne souhaitait pas changer la vision orthodoxe du monde.
La grande question Ă l’heure actuelle est de savoir ce que feront les ultra-orthodoxes qui seront appelĂ©s Ă la conscription. Jeudi dernier, le Conseil des Anciens de la Torah du Shas a donnĂ© l’ordre de ne pas se rendre aux convocations, tout comme les dirigeants lituaniens. D’un autre cĂ´tĂ©, certains Rabbi qu’il faut y aller afin de bĂ©nĂ©ficier d’une exemption. Mais il semble que l’armĂ©e israĂ©lienne, du moins pour le moment, cible ceux qui sont les plus susceptibles de s’enrĂ´ler.
L’armĂ©e israĂ©lienne a en effet clairement fait savoir qu’elle Ă©tait intĂ©ressĂ©e par des soldats ultra-orthodoxes Ă part entière, mais les dĂ©clarations sont une chose et la rĂ©alitĂ© en est une autre. Dans la situation actuelle, il semble que les ultra-orthodoxes qui Ă©tudient dans une yeshiva standard ne seront pas recrutĂ©s, sous l’instruction directe de leurs rabbins, et prĂ©fĂ©reront aller en prison. Ceux qui resteront sont les Ă©tudiants de la yeshiva qui abandonnent leurs Ă©tudes et ceux qui vont travailler, mais mĂŞme pour eux, ce sera un dĂ©fi difficile.
Ceux qui recevront actuellement des ordres de recrutement seront, entre autres, ceux qui travaillent rĂ©gulièrement et disposent d’une fiche de salaire, et les Ă©tudiants. L’armĂ©e israĂ©lienne veut arriver Ă recruter d’ici quelques annĂ©es environ dix mille jeunes ultra-orthodoxes par an. Ils comprennent Ă©galement que le recrutement de 64 mille ultra-orthodoxes n’est pas possible et que la seule chose qui les satisfera sera de grandes manifestations par le courant dominant ultra-orthodoxe. Ce que le pays doit eviter en temps de guerre.
L’intention est de recruter les ultra-orthodoxes dans l’armĂ©e israĂ©lienne au cours de l’annĂ©e de recrutement en cours, c’est-Ă -dire jusqu’en juillet 2025, mais le premier obstacle est l’arrivĂ©e effective des recrues potentielles au premier rendez vous. Selon le plan, il y aura un recrutement spĂ©cial de l’armĂ©e israĂ©lienne au bureau de recrutement de JĂ©rusalem, Tel Hashomer, TibĂ©riade et dans d’autres bureaux ultra-orthodoxes, et plus tard, l’intention est de crĂ©er un bureau de recrutement dĂ©diĂ©. Afin d’amener massivement les ultra-orthodoxes au bureau de recrutement, il est nĂ©cessaire de remplacer les femmes soldats actuellement utilisĂ©es dans la plupart des postes dans les bureaux par des hommes. Il existe Ă©galement un scĂ©nario selon lequel des manifestations auront lieu devant les bureaux de recrutement et il est donc possible que des journĂ©es de recrutement plus limitĂ©es aient lieu.
La question des stages
L’armĂ©e israĂ©lienne affecte des recrues potentielles non seulement au combat, mais Ă©galement aux unitĂ©s dĂ©jĂ existantes. La crĂ©ation d’une nouvelle brigade ultra-orthodoxe a Ă©tĂ© rĂ©cemment annoncĂ©e, mais en mĂŞme temps, l’armĂ©e israĂ©lienne espère recruter des ultra-orthodoxes pour le front ou le combat, des unitĂ©s de soutien, comme les unitĂ©s qui installent des armes antichar, qui disposent dĂ©jĂ d’unitĂ©s ultra-orthodoxes, technologiques et de renseignement qui sont Ă©galement Ă l’ordre du jour.
OĂą iront les stagiaires ultra-orthodoxes ? C’est aussi une question Ă laquelle il n’y a toujours pas de rĂ©ponse. Il y a quelques mois, Tsahal a organisĂ© un entraĂ®nement au combat pour les recrues dans le cadre de la phase II Ă la base d’entraĂ®nement de la brigade Kfir, qui est dĂ©jĂ utilisĂ©e aujourd’hui par les combattants de Netzah Yehuda, et il n’est pas dĂ©raisonnable de supposer que l’entraĂ®nement au combat aura Ă©galement lieu Ă l’avenir dans cette base adaptĂ©e aux ultra-orthodoxes.
Il existe Ă©galement des bases qui forment des soldats ultra-orthodoxes pour une formation en première ligne, mais ce ne sont pas les chiffres dont parle actuellement Tsahal. Certes, ce n’est pas une dĂ©cision qui devrait ĂŞtre prise demain, car cela prendra du temps. L’armĂ©e devra trouver des solutions pour en recruter des milliers, les former et les placer – en fonction de leur mode de vie.
Cette vidĂ©o montre le rabbin David Yossef lors de la cĂ©rĂ©monie de mise en place d’un Sefer Torah Ă la synagogue d’Erez qui a Ă©tĂ© grvement attaquĂ© le 7 octobre :
Concernant le gouvernement qui prĂ©tend vouloir des ultra-orthĂ©dimes dans l’armĂ©e, n’oublions pas Tzipi Yodkin qui s’est battu pour son fils, le hĂ©ros IsraĂ«l, mort Ă Gaza pour que l’armĂ©e ajoute sur sa tombe : « Que Dieu venge son sang » en hebreu.
Dans la vidĂ©o ci dessous,, la mère du commandant Yisrael Yudkin ZAL face aux refus des services de sĂ©curitĂ© d’Ă©crire sur la pierre tombale de son fils : « Si nous devons sortir ce tsadik de la tombe, procĂ©der Ă un enterrement supplĂ©mentaire et s’asseoir une fois de plus pour Shabbat – ce sera le cas. »
Finalement Gantz lui mĂŞme s’est rendu sur sa tombe et a acceptĂ© les demandes de la mere.





