Qui etait EugĂšne , la seule victime du drone Houthie Ă  Tel Aviv ? La cible Ă©tait l’ambassade amĂ©ricaine.

Émergeant de la mer, Ă  basse altitude – et frappe directement un bĂątiment Ă  Tel-Aviv : une nouvelle documentation dramatique montre le moment oĂč le drone Simad 3 lancĂ© par les Houthis, amĂ©liorĂ© par l’Iran, a Ă©tĂ© touchĂ©. Le drone a tuĂ© Yevgeni Parder, 50 ans, originaire de Tel Aviv – sa sƓur et sa niĂšce vivent en IsraĂ«l.

Eugene Parder, non mariĂ©, a Ă©tĂ© tuĂ© par un drone touchĂ© Ă  Tel-Aviv, servait comme tireur d’Ă©lite dans la rĂ©serve, il a laissĂ© derriĂšre lui une sƓur et une niĂšce.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Eugene est nĂ© en 1974 en Russie et a grandi en BiĂ©lorussie. Il a immigrĂ© seul en IsraĂ«l Ă  la fin des annĂ©es 1990. Enfant, il aimait le hockey sur glace et le football et a servi deux ans dans l’armĂ©e russe. Il a travaillĂ© pendant des annĂ©es Ă  l’entretien de l’hĂŽtel-appartement oĂč il a Ă©tĂ© tuĂ© la nuit derniĂšre. Que sa mĂ©moire soit bĂ©nie ????????

Suite Ă  l’attaque meurtriĂšre du drone, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenu une consultation tĂ©lĂ©phonique sur la sĂ©curitĂ© – et IsraĂ«l envisage la possibilitĂ© d’une action au YĂ©men, pour la premiĂšre fois depuis le dĂ©but de la guerre.

 L’Ă©valuation en IsraĂ«l est que la cible de l’attaque Ă©tait l’ambassade des États-Unis.  » Cela a Ă©tĂ© examinĂ©, mais il semble qu’il n’y soit pas tombĂ© par hasard. C’Ă©tait probablement leur cible », ont indiquĂ© les mĂȘmes sources. Une autre source israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© au rĂ©seau saoudien « Al-Hadith » : « Nous allons enquĂȘter sur l’implication de l’Iran dans le lancement du drone ».
L’ambassade amĂ©ricaine en IsraĂ«l a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes au courant de l’attaque par drone dont les Houthis ont reconnu la responsabilitĂ©. Le bĂątiment de l’ambassade amĂ©ricaine n’a subi aucun dommage. Nous n’avons aucun rapport faisant Ă©tat de blessures parmi le personnel amĂ©ricain ou notre personnel local. Nous sommes en contact Ă©troit avec les autoritĂ©s israĂ©liennes pour enquĂȘter de maniĂšre approfondie sur la source de l’explosion et sa cible. L’ambassadeur amĂ©ricain en IsraĂ«l, Jack Lowe, a dĂ©clarĂ© : « Je suis consternĂ© par l’attaque effrontĂ©e de drone Houthi Ă  Tel Aviv ce matin. Nous prĂ©sentons nos condolĂ©ances aux membres de la famille de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e. Nous sommes reconnaissants que les membres de notre ambassade amĂ©ricaine soient en sĂ©curitĂ©. « 
 
 Simad 3 est un drone suicide qui, selon les mĂ©dias du monde arabe, qui peut parcourir une distance comprise entre 1 500 et 1 700 km. Selon des informations dans le monde arabe, les Houthis l’utilisaient dĂ©jĂ  en 2018 et il a Ă©tĂ© officiellement introduit en 2019. Dans le passĂ©, les Houthis ont annoncĂ© l’avoir utilisĂ© pour attaquer l’aĂ©roport d’Abha, dans le sud de l’Arabie saoudite, et il a Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ© lors de l’attaque d’Abou Dhabi en 2022.
L’institut de recherche « Alma » a dĂ©clarĂ© que malgrĂ© les affirmations selon lesquelles il s’agit d’un drone produit localement, il s’agit trĂšs probablement du drone iranien KAS-04 ou de son dĂ©rivĂ©. Il peut transporter environ 40 kg d’explosifs. En supposant qu’il ait Ă©tĂ© lancĂ© depuis le YĂ©men, il a parcouru une distance de plus de 2 000 km. On peut donc supposer que le poids des explosifs a Ă©tĂ© rĂ©duit au profit de l’ajout de carburant ou d’autres modifications pour augmenter la portĂ©e de vol.
ŚĄŚ™ŚžŚŚ“ 3
En 2019, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarie, a dĂ©clarĂ© que le drone disposait d’une « technologie avancĂ©e », ce qui rend difficile sa dĂ©tection par les systĂšmes d’interception, mais dans le « New York Times », Simad 3 avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©crit comme « un petit drone peu coĂ»teux, lent et maladroit ». Selon l’une des publications des Houthis, il mesure 3 mĂštres de long, son envergure est de 5 mĂštres et il peut transporter une ogive relativement lourde – dont le poids n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©.
Selon des centres de recherche occidentaux, parmi les forces mandataires de l’Iran, seul le Hezbollah possĂšde plus de drones que les Houthis. Les premiers drones des Houthis rĂ©vĂ©lĂ©s Ă©taient Raqib, Rasad et Hudhud 1, tous des avions petits et lĂ©gers, conçus pour des missions de reconnaissance. Cela s’est produit en 2017, et un an plus tard, les Houthis ont annoncĂ© Qasf 1, le premier drone d’attaque qu’ils ont utilisĂ©. Plus tard, ils ont annoncĂ© un autre drone du mĂȘme type, Kasaf 2
 
 En septembre 2019, un nouveau modĂšle de drones nommĂ© Simad a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© : Simad 1 pour les opĂ©rations de reconnaissance, Simad 2 pour les attaques Ă  moyenne portĂ©e et Simad 3, le modĂšle qui a frappĂ© Tel-Aviv et est destinĂ© aux « attaques de qualitĂ© ». En outre, l’arsenal des Houthis comprend Ă©galement le drone Simad 4, capable de voler Ă  une distance de 2 000 km et transportant des missiles air-sol, capables d’attaquer des sites terrestres fortifiĂ©s.
Au dĂ©but de la guerre, IsraĂ«l se demandait s’il devait rĂ©pondre aux Houthis. Certains pensaient qu’il fallait leur imposer un prix dans un souci de dissuasion, mais il a finalement Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de s’en remettre aux AmĂ©ricains, dans le cadre de la coalition. ParallĂšlement Ă  cela, des critiques ont Ă©tĂ© Ă©mises selon lesquelles l’absence de rĂ©ponse israĂ©lienne entraĂźnerait davantage d’attaques, et entre autres choses, il y a eu des propositions visant Ă  attaquer les propriĂ©tĂ©s des Houthis, telles que leurs ports.
L’ancien directeur gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, Ronan Levi Maoz, aujourd’hui chercheur Ă  l’Institut Meshgav pour la sĂ©curitĂ© nationale et la stratĂ©gie, a dĂ©clarĂ© Ă  Ynet : « Le problĂšme fondamental est l’Iran et c’est lĂ  que le traitement doit ĂȘtre concentrĂ©. Le moment est venu pour le monde et pour IsraĂ«l de lui faire payer un prix pour ses activitĂ©s par procuration et la distribution de drones. Les Houthis ont Ă©galement des atouts, et nous devons commencer Ă  les laisser sans eux. Le changement nĂ©cessaire dans la perception politique et militaire d’IsraĂ«l doit ĂȘtre effectuĂ©. Cela se reflĂšte Ă©galement dans d’autres domaines. Quiconque nous fait du mal doit en payer le prix, telles sont les rĂšgles du jeu au Moyen-Orient. »