Une nouvelle recherche publiĂ©e en Allemagne a Ă©tabli qu’au moins 764 Juifs ont rĂ©ussi Ă Ă©chapper aux chambres Ă gaz lors de la Shoah en sautant des trains sur leur chemin vers les camps de la mort de France, Hollande et Belgique, selon les articles de journaux indĂ©pendants.
Un de ceux qui y ont Ă©chappĂ©, fut Leo Bretholz, qui vient de dĂ©cĂ©der aux Etats-Unis, il y a une semaine Ă l’âge de 93 ans. Bretholz a passĂ© le reste de la Seconde Guerre mondiale Ă la recherche des nazis.
Tanja von Fransecky, un historien allemand, a passĂ© quatre ans, menant des entrevues et des recherches sur les archives en IsraĂ«l et Ă travers l’Europe pour ses Ă©tudes « Escapes juifs des trains d’expulsion. »
Von Fransecky a reconnu ĂŞtre Ă©tonnĂ© par le nombre de personnes qui avaient rĂ©ussi Ă Ă©chapper Ă la Shoah de cette manière. : « J’avais toujours supposĂ© que les wagons Ă©taient bourrĂ©s avant le dĂ©part et tout simplement ouvert Ă l’arrivĂ©e et qu’il Ă©tait impossible de s’en Ă©chapper, car il n y avait pas d’arrĂŞt. »
Pourtant, l’auteur a constatĂ© que ce n’Ă©tait pas toujours le cas. Il y avait des scènes dramatiques, angoissantes, ces personnes ont luttĂ© pour se libĂ©rer de la machine nazie Ă l’aide d’outils de contrebande ou de leurs mains nues.
Souvent, les Ă©vadĂ©s ont Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă des critiques acerbes de compagnons de voyage:  » Pourquoi n’ont-ils pas informĂ© les autres qu’ils seraient tous tuĂ©s ? » ou « qui va s’occuper des personnes âgĂ©es, des malades et des petits enfants?  »
Von Fransecky a soulignĂ© que les Ă©vadĂ©s Ă©taient face Ă un dilemme moral et profond, en particulier lorsqu’il avait quittĂ© un proche. «C’est une des raisons pour lesquelles de nombreux survivants n’ont rien dit pendant des annĂ©es après la guerre. »





