Des centaines de migrants ont de nouveau tenté de forcer le passage vers l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, après que des campagnes sur les réseaux sociaux ont appelé à une nouvelle traversée massive et illégale vers le territoire européen. Les forces de sécurité marocaines sont intervenues avec fermeté pour arrêter les groupes avant qu’ils n’atteignent la frontière espagnole.
Les unités de police et les compagnies anti-émeutes ont fait face à des groupes rassemblés dans les collines autour de Fnideq, à environ trois kilomètres de Ceuta, en utilisant des gaz lacrymogènes et en quadrillant la zone à l’aide d’hélicoptères et de drones. Les autorités marocaines ont intercepté des centaines de personnes ; selon les informations disponibles, près de 300 auraient été temporairement placées en détention. Aucune nouvelle traversée massive vers Ceuta n’a été enregistrée à ce stade.
L’Espagne a, de son côté, renforcé le dispositif à Ceuta avec plus de 1 600 policiers et gendarmes de la Guardia Civil, tandis que le Maroc a déployé plusieurs milliers de membres de ses forces de sécurité et durci les points de contrôle menant à la frontière.
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🚨BREAKING
African migrants massing overnight for another attempt to storm Spain’s Ceuta border.
Same footage. Same pattern. Just weeks after 70,000+ poured in.
This isn’t “migration.” It’s a sustained pressure campaign on Europe’s weakest points while governments refuse to…
— Louis Montoya (@montoyalouis1) August 16, 2026
Le souvenir encore vif de la traversée massive de juillet
Cette alerte survient seulement quelques semaines après qu’une traversée massive extraordinaire a vu plus de 72 000 migrants déferler sur Ceuta, faisant au moins 96 morts et submergeant ce petit territoire espagnol. Des milliers de personnes issues de cette vague se trouvent toujours à Ceuta, alors que les autorités poursuivent les procédures de retour et d’immigration. Selon des déclarations récentes des autorités espagnoles, la grande majorité de ces 72 000 migrants sont depuis retournés au Maroc, mais environ 5 000 d’entre eux demeureraient encore sur place.
Face à la répétition de ces épisodes, les autorités espagnoles et marocaines ont, cette fois, choisi d’anticiper : après les appels diffusés sur les réseaux sociaux en amont de cette nouvelle tentative, Rabat a indiqué avoir procédé à des arrestations visant les personnes soupçonnées d’inciter à une seconde traversée massive de la frontière. Des soldats patrouillent désormais dans les rues de l’enclave espagnole, un dispositif de sécurité renforcé qui tranche avec la gestion de la vague de juillet, où les autorités avaient été largement débordées par l’ampleur soudaine des arrivées.
La zone frontalière entre Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres de l’Union européenne avec le continent africain, reste depuis plusieurs années un point de passage privilégié pour les migrants cherchant à rejoindre l’Europe, malgré les hautes clôtures grillagées et les dispositifs de surveillance renforcés des deux côtés de la frontière.
SECOND WAVE INVASION: Thousands of Migrants Storm Ceuta Agian – Spain Losing Control! 🚨
Riot police were deployed but locals say thousands more are already inside the city. This is the open-borders chaos Sanchez refuses to stop. pic.twitter.com/Dvtax0yY04— Roberto Gil (@RbtGil) August 16, 2026
🇪🇸|This isn’t a « migrant wave, » it is weaponized desperation. Morocco opened the floodgates, Israel and the US are pulling the strings from behind the scenes, and Spain is paying the price for refusing to be an accomplice to imperialist wars.
🔥 None of this is a coincidence… https://t.co/jvvfhBpup2 pic.twitter.com/fRxUpAOAmc
— Aprajita Nafs Nefes 🦋 Ancient Believer (@aprajitanefes) August 16, 2026
Pour prolonger sur les crises migratoires touchant les frontières européennes, retrouvez notre article sur les tensions frontalières en Europe.






