Sara Omer ne pourrait jamais imaginer qu’elle et ses jeunes enfants seraient des participants actifs dans les cĂ©rĂ©monies de Yom Hazikaron /Jour du souvenir pour les soldats et le personnel de sĂ©curitĂ© tuĂ©s.
Sara est arrivĂ©e en IsraĂ«l Ă 22 ans, Ă Manchester, en Angleterre, a Ă©pousĂ© l’amour de sa vie, Reuven et a donnĂ© naissance Ă trois beaux enfants … Les Omers vivaient leurs rĂŞves, en tant que famille typique mais en IsraĂ«l, on ne sait jamais ce qui peut arriver lorsqu’un soldat met son uniforme.
Comme un coup de foudre, le monde de Sara Omer a Ă©tĂ© presque dĂ©truit en 2008, lorsque Reuven a Ă©tĂ© tuĂ© au milieu d’un exercice de formation dans le cadre de son devoir de rĂ©serve pour les FDI. Sara devait maintenant faire face Ă la vie avec ses trois jeunes garçons, jumeaux, Nadav et Yotam qui avaient six ans et Guy, alors âgĂ©s de deux ans. Yom Hazikaron est devenu « un jour spĂ©cialement douloureux pour nous tous ».
Sara, armĂ©e d’un optimisme typiquement britannique et d’une rĂ©solution acharnĂ©e, a refusĂ© de laisser son monde s’Ă©crouler.
Au cours du processus de reconstruction l’IDFWO (organisation des veuves et des orphelins de l’IDF) est entrĂ©e dans la vie de Sara, lui fournissant des programmes de soutien et des services de proximitĂ©. Aujourd’hui, Sara et ses enfants adolescents sont plus forts.
« Dire que l’IDFWO a Ă©tĂ© des sauveteurs est un euphĂ©misme. Ils m’ont aidĂ© et mes enfants Ă reconstruire nos vies « , a dĂ©clarĂ© Sara
Pour les fils de Sara, qui sont maintenant adolescents, les camps et les activités fournissent une expérience qui ne peut être trouvée que dans les camps typiquement israéliens.
« Ils offrent une opportunitĂ© essentielle aux participants pour vivre un lien commun », a ajoutĂ© Yotam Omer. « Les camps m’ont permis de rencontrer et de devenir amis avec tous les jeunes de tous les âges et de tous les villes d’IsraĂ«l qui ont subi la mĂŞme tragĂ©die que moi. Nous nous comprenons, les uns et les autres et nous nous soucions mutuellement.
Sara a Ă©galement citĂ© les diffĂ©rents programmes et activitĂ©s qui lui ont permis de respirer et de s’Ă©panouir. « Pour moi, la retraite annuelle des veuves est incroyablement importante car elle nous permet de recharger nos batteries Ă©motionnelles et physiques pendant cinq jours », a rĂ©vĂ©lĂ© Sara.
Les participants participent Ă des confĂ©rences inspirantes, des ateliers et des excursions par jour, et sont animĂ©s par des comĂ©diens professionnels, des interprètes et des chanteurs de nuit. « Toutes les veuves ont juste besoin de quelques jours d’espace et de temps pour se concentrer sur elles-mĂŞmes, en particulier les mères qui doivent travailler et s’occuper de leurs enfants toute l’annĂ©e sans aide supplĂ©mentaire autour de la maison, ce qui peut ĂŞtre physiquement et Ă©motionnellement compliquĂ©. »
Aussi difficile que pour les veuves et leurs enfants Ă Â Yom Hazikaron, Sara et les enfants cherchent Ă trouver quelque chose d’Ă©panouissant et inspirant. « Au cours des dernières annĂ©es, nous sommes allĂ©s Ă la Knesset pour une cĂ©rĂ©monie spĂ©ciale de Yom Hazikaron, oĂą mes enfants et d’autres sont allĂ©s sur scène pour chanter avec des stars israĂ©liennes bien connues et afficher leurs Ă©motions dans un cadre positif », a dĂ©clarĂ© Sara. « Pour les familles des soldats tuĂ©s, ces types de programmes sont importants ».
Pour Sara Omer et les milliers d’autres veuves et orphelins qui doivent supporter Yom Hazikaron, un simple câlin ou chanter une chanson Ă la mĂ©moire de leurs proches offre un semblant de rĂ©confort pour leurs hĂ©ros dĂ©chus.




