Human Rights Watch a condamné mercredi la détention « illégale » de deux citoyens israéliens par le Hamas, libérant de nouveaux détails sur les hommes qui sont soupçonnés être des malades mentaux.
Le groupe terroriste islamiste, qui dirige Gaza, est censĂ© dĂ©tenir Hisham al-Sayed et Avraham Mengistu depuis Avril 2015 et Septembre 2014, respectivement, après qu’ils se soient infiltrĂ©s dans l’enclave palestinienne .
Les deux hommes souffrent de graves problèmes de santé mentale, selon le rapport de HRW a dit.
Les médias du Hamas affirment que les deux hommes étaient des soldats, mais HRW ajoute que Mengistu a été rejeté par les Forces de défense israéliennes pour des raisons médicales et Sayed a été libéré après quelques mois de service.
HRW a dĂ©clarĂ© un troisième citoyen israĂ©lien, Jumaa Abu Ghanima, entrĂ© Ă Gaza en Juillet 2016, mais il n’y a pas plus d’informations sur lui et on ne sait pas s’il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© ou a rejoint un groupe terroriste.
Le Hamas n’a jamais officiellement confirmĂ© qu’il dĂ©tient Sayed et Mengistu, mais les vidĂ©os publiĂ©es sur les mĂ©dias sociaux ont inclus leurs images.
Le groupe, qui a pris le contrĂ´le de Gaza en 2007, n’a pas publiĂ© de dĂ©tails sur leur condition ou permis Ă des groupes de droits de l’homme de leur rendre visite.
IsraĂ«l interdit Ă ses ressortissants d’entrer Ă Gaza pour des raisons de sĂ©curitĂ©.
HRW dit que le Hamas rĂ©clame la libĂ©ration d’un certain nombre de ses membres dĂ©tenus dans les prisons israĂ©liennes avant de donner des informations sur les hommes.
Ce mardi, le Hamas a publié une vidéo contenant des entrevues avec des membres de la famille de Mengistu et Sayed:
« Aucune demande ne peut justifier la disparition et le troc sur la vie des hommes, en particulier ceux qui ont des problèmes de santé mentale grave », a déclaré Omar Shakir, directeur de HRW pour Israël et les territoires palestiniens.
Shakir a dit que le Hamas doit libérer les hommes  ou fournir des preuves de leurs crimes présumés
« Alors qu’ils sont dĂ©tenus, ils doivent les traiter avec humanitĂ© et leur fournir des moyens de contacts avec leur famille, » at-il dĂ©clarĂ© Ă l’AFP.
Le père de Sayed, Chaabane, a déclaré que son fils, un Bédouin musulman, est atteint de schizophrénie et avait déjà disparu en Jordanie et même plusieurs fois à Gaza, et a été finalement renvoyés par les autorités.
« Nous voulons simplement demander au Hamas pourquoi ils les dĂ©tiennent ? Quelle est la raison? » a-t-il dĂ©clarĂ© Ă l’AFP.
« On dit qu’il est un soldat, un officier, dans l’armĂ©e israĂ©lienne. Ceci est un mensonge. »
Le Hamas n’a pas immĂ©diatement rĂ©pondu Ă la demande de l’AFP.
HRW a dĂ©clarĂ© que Mengistu, un Juif israĂ©lien d’origine Ă©thiopienne, a grimpĂ© sur une clĂ´ture le long de la frontière entre Gaza et IsraĂ«l puis il est entrĂ© dans l’enclave.
Sayed est censé avoir traversé une zone relativement ouverte de la frontière lourdement fortifiée.
L’annĂ©e dernière, les vieilles images des deux hommes sont apparus dans une vidĂ©o du Hamas ainsi que des photos de deux soldats, capturĂ©s pendant la guerre 2014 avec IsraĂ«l.
L’armĂ©e israĂ©lienne a dĂ©terminĂ© que les deux soldats – Oron Shaul et Hadar Goldin ont Ă©tĂ© tuĂ©s, mais que le Hamas a gardé leur corps.
En 2011, Israël a échangé plus de 1000 prisonniers palestiniens en échange de Gilad Shalit, un soldat du Hamas  détenu pendant cinq ans.
Ce mardi, l’organisation a donnĂ© Ă IsraĂ«l 24 heures pour accĂ©der aux demandes Ă©mises par des centaines de prisonniers palestiniens en grève de la faim, avertissant que dans le cas contraire , leurs propres exigences pour un futur Ă©change de prisonniers avec l’Etat juif allait encore plus se compliquer.
 » Chaque jour, le bras de fer entre IsraĂ«l et les dĂ©tenus palestiniens  dans les prisons israĂ©liennes continue », a dit le groupe terroriste, ajoutant les noms de 30 prisonniers Ă la liste des dĂ©tenus qu’il veut libĂ©rĂ© dans un accord d’Ă©change futur.
Les responsables israĂ©liens ont dit qu’ils ne nĂ©gocieront pas avec les prisonniers.
Le directeur de HRW Israël et la Palestine Omar Shakir a fait les manchettes le 24 Février, lorsque les autorités israéliennes ont refusé de lui accorder un permis de travail, accusant son organisation de se livrer à la  « propagande » palestinienne.
Le ministère de l’IntĂ©rieur a renversĂ© sa dĂ©cision Ă la fin Avril, et Shakir a profitĂ© de l’octroi d’un visa de travail d’un an.




