La police devra payer 10 000 ILS Ă  un jeune homme juif qui a Ă©tĂ© expulsĂ© par la ceinture de son pantalon Ă  l’entrĂ©e du Mont du Temple

Dans la documentation concernant Channel 7, le jeune Yair Kehati aurait été arrêté à la porte du mont du Temple et traîné dans la rue, le policier tenant la ceinture de son pantalon.

Un jugement rendu par le tribunal de première instance de Jérusalem a obligé la police à verser environ 10 000 NIS à sa famille.

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L’incident s’est produit il y a environ deux ans et demi, lorsque Kahati est venu prier Ă  l’entrĂ©e de l’une des portes du mont du Temple.

Après avoir terminĂ© sa prière, deux filles sont venues sur le site et ont demandĂ© Ă  la police d’entrer dans l’enceinte du mont du Temple par la porte. Après que la police eut refusĂ© la demande des filles, Kahati a sorti une camĂ©ra pour prendre des photos de ce qui se passait. Tout ce temps, un policier lui a demandĂ© de s’Ă©loigner, affirmant qu’il bloquait le passage.

Kahati a refusĂ© plusieurs fois jusqu’Ă  ce que le policier lui dise qu’il Ă©tait en Ă©tat d’arrestation et qu’il a Ă©tĂ© conduit au poste de police voisin. Selon Kahati, le policier l’a traĂ®nĂ©, tenant sa ceinture pendant environ 300 mètres, devant des passants dans la rue. Selon Kahati, la demande de l’agent de quitter l’endroit n’avait aucune raison lĂ©gale, de sorte qu’aucun agent de police n’a expliquĂ© pourquoi il devait partir, il est donc restĂ© près de la porte.

Kahati a portĂ© plainte contre le policier auprès du DĂ©partement des enquĂŞtes policières, mais le Mahash a dĂ©cidĂ© de classer la plainte. Un recours a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© auprès du bureau du Procureur de la RĂ©publique Ă  ce sujet, mais l’appel a Ă©galement Ă©tĂ© rejetĂ©. Au cours de l’audience, la police a affirmĂ© qu’il existait un ordre de la police autorisant un dĂ©tenu Ă  utiliser le concept de culotte, mais tout au long de l’audience, la police n’a prĂ©sentĂ© aucune preuve de ce concept.

Au cours de l’audience, l’avocat a prouvĂ© qu’il existait des procĂ©dures claires concernant les actions et interdictions d’un dĂ©tenu, le droit Ă  la dignitĂ© humaine et Ă  la libertĂ©, et que, dans ce cas, la police avait violĂ© les règles. « 

Dans sa dĂ©cision, le juge a dĂ©cidĂ© que le demandeur n’Ă©tait pas placĂ© en dĂ©tention mais qu’il avait Ă©tĂ© conduit dans un lieu public tout en violant sa dignitĂ©, notamment en ce qui concerne l’humiliation et le mĂ©pris. En outre, le juge a dĂ©cidĂ© qu’il n’existait aucune ordonnance autorisant l’utilisation de la ceinture au moment de l’arrestation. « Ma conclusion est donc que la restriction dans un lieu public Ă©tait illĂ©gale, puisqu’il s’agit d’une dĂ©cision dĂ©raisonnable et disproportionnĂ©e et que, par consĂ©quent, le demandeur a droit Ă  une indemnisation ».

Les services de sĂ©curitĂ© du Shin Bet ont affirmĂ© que le verdict montrait clairement, et non pour la première fois, le manque de fonctionnement du travail du Mahash et des organes de contrĂ´le interne Ă  l’intĂ©rieur de la police.

L’avocat Menashe Yado, reprĂ©sentant de Kahati, a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse : « La victoire dans la poursuite est agrĂ©able, mais certainement pas suffisante. Nous voulons recevoir de la police israĂ©lienne une rĂ©ponse Ă  savoir qui est responsable de cet acte, qui sera tenu pour responsable de cet acte. Et il ne me suffit pas que le contribuable dĂ©pense 10 000 NIS pour indemniser la personne blessĂ©e, et qu’un membre de la police soit Ă©galement amenĂ© Ă  rendre des comptes.

La police israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse : « Le suspect a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en 2016, après avoir violĂ© l’ordre public dans la rĂ©gion, provoquant ainsi l’ordre de la police de mettre fin Ă  ses activitĂ©s. » La police israĂ©lienne n’autorise aucune agitation publique flagrante et, contrairement Ă  la loi, continuera Ă  faire respecter la loi avec dĂ©termination et garantira en mĂŞme temps la dignitĂ© et les droits des dĂ©tenus ».