IsraĂ«l ne peut pas venir Ă la rescousse de la crise de l’approvisionnement en gaz et en Ă©nergie de l’Europe car il est peu probable qu’il augmente le niveau de ses exportations de gaz naturel, a dĂ©clarĂ© jeudi Ă Bloomberg un haut responsable israĂ©lien.
Udi Adiri, directeur gĂ©nĂ©ral du ministère israĂ©lien de l’Énergie, a dĂ©clarĂ© Ă Bloomberg qu’un comitĂ© du cabinet en charge de la politique gazière du pays ne recommanderait pas Ă IsraĂ«l d’augmenter ses exportations car il essaierait de sĂ©curiser son propre approvisionnement en gaz et en Ă©lectricitĂ©.
Actuellement, IsraĂ«l a une limite d’exportation qui Ă©quivaut Ă 40 % de la production annuelle des sociĂ©tĂ©s gazières. Les entreprises ont demandĂ© au gouvernement de leur permettre d’exporter davantage, compte tenu de la grave crise en Europe et du marchĂ© intĂ©rieur relativement restreint, surtout par rapport aux Ă©normes rĂ©serves de gaz.
Le gaz naturel fournit environ 70 % de la production d’Ă©lectricitĂ© d’IsraĂ«l. Ces dernières annĂ©es, plusieurs grands gisements de gaz offshore sont entrĂ©s en exploitation en IsraĂ«l et le pays exporte du gaz vers les pays mĂ©diterranĂ©ens.
Le gisement de gaz LĂ©viathan – dĂ©couvert en 2010 – ainsi que d’autres gisements dĂ©couverts dans la mer d’IsraĂ«l au cours de la dernière dĂ©cennie, tels que Tamar, Karish et Tanin, devraient aider IsraĂ«l Ă devenir indĂ©pendant Ă©nergĂ©tiquement. Le super-grand amĂ©ricain Chevron s’intĂ©resse Ă©galement au Leviathan, le plus grand projet Ă©nergĂ©tique d’IsraĂ«l de l’histoire, après avoir achetĂ© Noble Energy l’annĂ©e dernière lors de la première transaction majeure dans l’industrie pĂ©trolière amĂ©ricaine depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie.
Pendant ce temps, les prix du gaz naturel en Europe, tout en s’Ă©loignant des sommets historiques de la semaine dernière, restent très Ă©levĂ©s et volatils. Jeudi, le prix de gros du gaz au Royaume-Uni et la rĂ©fĂ©rence europĂ©enne dans le centre nĂ©erlandais TTF ont augmentĂ© alors que le temps plus froid de l’automne a augmentĂ© la demande de chauffage alors que le marchĂ© continue de se demander quelle quantitĂ© de gaz supplĂ©mentaire pourrait ĂŞtre disponible pour approvisionner la Russie cet hiver.
La Commission europĂ©enne a dĂ©clarĂ© mercredi que « les hausses de prix actuelles seront probablement temporaires » mais que mĂŞme après la stabilisation du marchĂ© au printemps prochain, les prix resteront « au-dessus de la moyenne des dernières annĂ©es ». La Commission a prĂ©sentĂ© une boĂ®te Ă outils pour une approche coordonnĂ©e qui protège les personnes les plus touchĂ©es dans l’immĂ©diat, notamment en enquĂŞtant sur « les comportements anticoncurrentiels possibles sur le marchĂ© de l’Ă©nergie. »





