Le shekel continue de grimper, malgrĂ© les tentatives pĂ©riodiques de la Banque d’IsraĂ«l pour contenir ce processus, qui cause d’Ă©normes dommages aux industries d’exportation.
Aujourd’hui, l’euro a atteint 3.465 shekels, ce qui n’avait pas Ă©tĂ© vu depuis 2000. Depuis le dĂ©but de 2021, la monnaie europĂ©enne a perdu 11,5 % de sa valeur en IsraĂ«l par rapport au shekel.
A la Bourse de Tel-Aviv, le dollar fut hier de 3 063 shekels. Il s’agit du niveau le plus bas des 26 dernières annĂ©es. Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, le dollar amĂ©ricain a perdu 4,5 % par rapport au shekel.
Le shekel progresse contre toutes les devises : la livre sterling britannique a baissĂ© de 6 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e et s’Ă©change aujourd’hui Ă 4,12 shekels.
Dans le mĂŞme temps, les Ă©conomistes estiment qu’il n’y a aucune raison Ă©conomique Ă une augmentation aussi forte du shekel, et cette tendance n’est pas Ă long terme. Aux États-Unis, l’inflation continue d’augmenter, forçant la RĂ©serve centrale Ă augmenter ses taux d’intĂ©rĂŞt. Cela conduira inĂ©vitablement Ă un affaiblissement du shekel.
L’affaiblissement supplĂ©mentaire de l’euro serait dĂ» au resserrement de la politique monĂ©taire de la Banque centrale europĂ©enne, qui est dĂ©sormais aux prises avec une inflation croissante dans l’UE. Ceci, Ă son tour, ralentit la sortie des Ă©conomies des pays de l’UE de la crise.
On pense que la tendance baissière de l’euro va se poursuivre. La raison en est visible dans l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des systèmes fiscaux dans divers pays de l’UE et dans un rythme de reprise après la crise plus lent qu’aux États-Unis, accompagnĂ© d’une inflation plus Ă©levĂ©e. Ă€ cela s’ajoutent l’incertitude entourant le nouveau dĂ©clenchement de la pandĂ©mie en Europe, ainsi que des facteurs politiques tels que les prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles en France en avril et la fin de l’ère d’Angela Merkel en Allemagne.
Les Ă©conomistes voient un autre facteur dans l’affaiblissement des monnaies mondiales en IsraĂ«l : les spĂ©culateurs sur les devises estiment que la Banque d’IsraĂ«l n’est pas dĂ©sireuse de continuer Ă intervenir sur le marchĂ©.





