13 avions ravitailleurs devaient quitter Ben Gourion aujourd’hui — mais resteront finalement : des retards importants sont à prévoir

L’échéance fixée pour l’évacuation est arrivée, mais les avions ravitailleurs américains devraient malgré tout rester à l’aéroport Ben Gourion. Selon le plan initial, 13 appareils devaient être évacués d’ici ce soir (mardi), n’en laissant que 20 sur le tarmac. Mais sur fond de tensions sécuritaires, il apparaît pour l’heure que l’évacuation ne se déroulera pas comme prévu. Après une évaluation de la situation menée par le ministère des Transports et les instances concernées, il a été décidé de ne pas annuler de vols à ce stade, mais l’Autorité aéroportuaire se prépare à des retards importants dans les décollages et les atterrissages.

Actuellement, 33 avions ravitailleurs américains stationnent à Ben Gourion, occupant des postes de stationnement également utilisés par l’aviation civile. La principale crainte porte désormais sur l’arrivée d’un avion ravitailleur supplémentaire : s’il fallait également lui attribuer une place de stationnement à Ben Gourion, cela conduirait inévitablement à des annulations de vols qu’il ne serait plus possible d’éviter. C’est précisément ce scénario que le système tente, à ce stade, d’empêcher.

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Sur fond de guerre américano-iranienne

Cette situation s’inscrit dans le contexte des combats qui se poursuivent entre les États-Unis et l’Iran. L’armée américaine a annoncé aujourd’hui avoir achevé une dixième nuit consécutive de frappes en Iran. Selon le commandement central de l’armée américaine (CENTCOM), la dernière vague de frappes a visé, entre autres, des centres de commandement militaires, des sites de lancement de missiles et de drones, des capacités navales ainsi que des dispositifs de défense aérienne. La poursuite de cette activité militaire américaine dans la région souligne l’importance opérationnelle du dispositif d’avions ravitailleurs.

Ce développement intervient une semaine après une nouvelle aggravation de la crise autour de ces avions ravitailleurs. Le 14 juillet, il avait été décidé de ne plus autoriser l’atterrissage de nouveaux avions ravitailleurs américains à des fins de stationnement à Ben Gourion, après que le plan d’évacuation avait été gelé en raison de l’escalade face à l’Iran. L’Autorité aéroportuaire avait alors averti que, si la situation perdurait, les compagnies aériennes pourraient être contraintes d’annuler des dizaines de milliers de billets d’avion dès le début du mois d’août.

Une exigence américaine jugée légitime par un responsable israélien

Cette décision israélienne avait suscité du mécontentement parmi de hauts responsables du commandement central de l’armée américaine, qui s’étaient adressés à l’état-major de Tsahal et aux autorités de sécurité pour signaler que la limitation de la possibilité de stationner davantage d’avions ravitailleurs à Ben Gourion nuisait aux besoins opérationnels des forces américaines dans la région. Une source militaire israélienne de haut rang avait alors déclaré à Ynet que « l’exigence américaine est justifiée. Les avions ravitailleurs constituent un atout stratégique des États-Unis dans la région, et ils font partie intégrante du dispositif conjoint face à l’Iran. »

Un feuilleton logistique sans fin

Comme rappelé, Israël et les États-Unis avaient convenu qu’il ne resterait que 20 avions ravitailleurs à Ben Gourion. Leur nombre était déjà descendu, à un moment donné, à 28, mais la semaine dernière, quatre avions supplémentaires avaient atterri sans coordination préalable, faisant remonter leur nombre sur le tarmac à 33. À la suite de cet épisode, la ministre des Transports Miri Regev avait donné pour instruction de ne plus autoriser l’atterrissage d’avions ravitailleurs supplémentaires à des fins de stationnement, au-delà du nombre convenu.

La crise avait débuté le mois dernier, lorsque des dizaines d’avions ravitailleurs américains avaient occupé une part importante de la capacité de stationnement de Ben Gourion. L’Autorité aéroportuaire avait alors averti que, sans évacuation des appareils, les compagnies aériennes seraient contraintes de réduire leurs grilles de vols, et à un moment donné, plus de 200 000 billets d’avion pour les mois de juillet et août s’étaient retrouvés menacés d’annulation.

Le 26 juin, le ministère des Transports avait annoncé être parvenu à un accord avec l’armée américaine sur l’accélération de l’évacuation progressive des avions de Ben Gourion vers des bases de l’armée de l’air à travers le pays, ce qui avait permis de lever la menace pesant sur les vols de l’été. Mais la nouvelle escalade face à l’Iran a conduit au gel de ce plan d’évacuation — et la crainte d’une atteinte au trafic aérien civil est réapparue.

Pour prolonger ce sujet, deux articles déjà publiés sur infos-israel.news reviennent sur le déploiement militaire américain dans la région face à l’Iran :