Les ministres ont approuvĂ© un projet de loi sur l’utilisation de camĂ©ras biomĂ©triques dans l’espace public

La Commission ministĂ©rielle de lĂ©gislation a approuvĂ© hier un projet de loi visant Ă  faire progresser l’utilisation des camĂ©ras de reconnaissance faciale et du système Hawkeye (Ein Hanets) que la police utilise depuis longtemps sur les routes pour identifier les vĂ©hicules.

Le projet de loi vise Ă  rationaliser l’utilisation « sauvage » de ces systèmes afin de lutter contre la criminalitĂ© et le terrorisme. Toutes les branches du système de sĂ©curitĂ© auront accès Ă  la base de donnĂ©es de vidĂ©osurveillance et pourront l’utiliser sans ordonnance du tribunal.

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Le projet de loi dit qu’il s’agit de systèmes « capables de suivre des objets ou certaines caractĂ©ristiques biomĂ©triques, de les photographier et de les comparer avec des images stockĂ©es dans des bases de donnĂ©es ».

Comme dans tous les pays occidentaux, on craint en IsraĂ«l que le système de vidĂ©osurveillance puisse porter atteinte aux droits des citoyens, alors qu’il s’agit d’un outil efficace dans la lutte contre la criminalitĂ© et le terrorisme.

Le document indique que la police devra garantir la fiabilitĂ© du stockage des informations vidĂ©o afin qu’elles ne puissent pas ĂŞtre volĂ©es, « divulguĂ©es » ou copiĂ©es illĂ©galement. Les militants des droits humains s’inquiètent de la possibilitĂ© que la reconnaissance faciale soit utilisĂ©e contre des participants Ă  des manifestations politiques lĂ©gitimes et autres.

La ministre de l’Aliyah et l’IntĂ©gration, Pnina Tamano-Shata, a soulevĂ© des objections lors de la discussion d’hier concernant l’utilisation d’un tel système de surveillance dans les quartiers habitĂ©s par des Éthiopiens. « Si un policier peut placer une camĂ©ra biomĂ©trique oĂą il veut, il y a une Ă©chappatoire pour une application excessive de la loi contre certaines communautĂ©s », a dĂ©clarĂ© Tamano-Shata.

Le ministre de la Justice, Gideon Saar, a dĂ©fendu le projet de loi : « Lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme, je ne prends pas tellement au sĂ©rieux les droits individuels des citoyens. On parle d’espace public. »