L’homme qui a tirĂ© sur l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe hier et a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par la police sur les lieux a admis avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment ciblĂ© Abe et a expliquĂ© Ă la police que sa colère visait une organisation religieuse et n’avait rien Ă voir avec cela, selon les mĂ©dias japonais.
Selon des informations, Tetsuya Yamagami, 41 ans, un rĂ©sident sans emploi de Nara, avait l’habitude de s’installer avec une organisation religieuse sans nom Ă laquelle il croyait que l’ancien Premier ministre Abe Ă©tait associĂ©.
InterrogĂ©, il a dĂ©clarĂ© : « Ma famille a rejoint cette organisation et notre vie est devenue plus difficile après que nous ayons donnĂ© de l’argent Ă l’organisation. Je voulais assassiner le plus haut responsable de cette organisation, mais c’Ă©tait difficile. Ensuite, j’ai dĂ©cidĂ© d’organiser une tentative d’assassinat sur Abe, car je croyais qu’il Ă©tait liĂ© Ă eux. Je voulais le tuer. » Il a Ă©galement ajoutĂ© qu’il n’avait aucune animositĂ© envers les convictions politiques d’Abe. De plus, il a dit Ă la police qu’il essayait de fabriquer des bombes.
Un responsable proche du ministère de la DĂ©fense a confirmĂ© que Yamagami a servi dans les Forces maritimes pendant trois ans Ă partir de 2002, oĂą il a acquis les compĂ©tences nĂ©cessaires pour assembler, dĂ©sassembler des armes Ă feu. En attaquant Abe, il a utilisĂ© un pistolet artisanal. Lors d’une perquisition Ă son domicile, la police a confisquĂ© plusieurs de ces pistolets, ainsi qu’un certain nombre d’explosifs.
Aujourd’hui, le convoi avec le corps de Shinzo Abe est arrivĂ© de la ville de Nara, oĂą il a Ă©tĂ© tuĂ© lors du rassemblement de campagne d’hier, Ă Tokyo. Un service commĂ©moratif aura lieu lundi soir prochain, et les funĂ©railles auront lieu mardi dans un cercle restreint de proches.
La police est maintenant confrontĂ©e Ă de nombreuses questions sur la façon dont l’assassinat d’Abe s’est produit, et les experts se demandent pourquoi ceux qui ont travaillĂ© pour le protĂ©ger n’ont pas pu empĂŞcher l’attaque. Selon les mĂ©dias, le service de police national du Japon est maintenant sur le point de revoir les mesures de sĂ©curitĂ© pour protĂ©ger les personnalitĂ©s politiques.
Le Premier ministre sortant Fumio Kishida a confirmĂ© que les prĂ©paratifs des Ă©lections, qui sont « le fondement de la dĂ©mocratie », se poursuivront dans le pays comme d’habitude.






