Une source sécuritaire israélienne, citée en exclusivité par la chaîne saoudienne Al Hadath, jette une lumière crue sur l’état de la chaîne de commandement iranienne. Selon cette source, Mojtaba Khamenei, désigné comme héritier du guide suprême, aurait tout simplement disparu d’Iran, tandis que les messages qui lui sont attribués seraient en réalité rédigés par Ahmad Vahidi et par l’état-major des Gardiens de la révolution. Le rapport souligne également la profondeur des fractures internes au sommet du pouvoir iranien, et pointe vers une menace existentielle pesant sur les Gardiens de la révolution eux-mêmes.
La source israélienne dresse un tableau de chaos et d’instabilité à Téhéran. Selon ses propos, les messages du nouveau guide suprême d’Iran, Mojtaba Khamenei, seraient rédigés par Ahmad Vahidi et par les Gardiens de la révolution iraniens. Elle a ajouté que les dissensions internes en Iran sont profondes et menacent l’existence même des Gardiens de la révolution, révélant ainsi une lutte de pouvoir interne à la fois violente et enracinée.
Un projet d’attentat visé sur Tel-Aviv
La même source dévoile également des informations sur la préparation d’attentats de représailles : l’Iran aurait planifié d’assassiner des personnalités israéliennes à Tel-Aviv, en vengeance de l’élimination de l’ancien guide suprême Ali Khamenei.
Parallèlement à la tension croissante entre Israël et l’Iran, la source évoque aussi la réticence de Washington à s’enliser dans une guerre régionale : les États-Unis ne souhaiteraient pas que Tel-Aviv participe aux opérations militaires, même en cas de bombardement iranien direct. Cette information révèle que même face à une attaque iranienne frontale, les États-Unis préféreraient que la riposte israélienne reste mesurée et limitée, afin d’éviter une escalade vers un conflit total.
Ce que révèlent des sources complémentaires
Plusieurs médias israéliens, dont Ynet, apportent depuis un éclairage supplémentaire sur cette disparition, confirmant l’essentiel du constat sécuritaire évoqué plus haut. Selon leurs informations, Mojtaba Khamenei n’a effectivement pas paru en public depuis sa nomination au poste de guide suprême, survenue après l’élimination de son père le 28 février dernier. Sa voix elle-même n’a jamais été entendue publiquement ; le seul canal par lequel il communique avec le peuple iranien et avec le monde reste des déclarations écrites, dont la teneur ne reflète pas nécessairement sa situation réelle.
D’après ces informations, Mojtaba aurait été blessé lors de la frappe d’ouverture de la guerre et se cacherait depuis dans un lieu tenu secret, le visage marqué par de graves brûlures selon certains témoignages. Il n’a assisté ni à la cérémonie commémorative organisée pour son épouse, tuée le premier jour de l’opération dans le bombardement du complexe du guide suprême aux côtés de leur fils, ni, dans un premier temps, aux funérailles de son père.
Il aurait pourtant exprimé le souhait de participer à l’une des cérémonies funéraires de son père, prévue dans le sanctuaire de l’Imam Reza à Mashhad, ville natale d’Ali Khamenei, pour y réciter lui-même la prière des morts. Mais selon des responsables des Gardiens de la révolution et des organisateurs des funérailles, les services de sécurité iraniens auraient pour l’instant opposé leur veto à cette idée, par crainte qu’Israël ne tente de l’assassiner ou ne suive ses déplacements jusqu’à sa cachette.
Une absence qui alimente les luttes de pouvoir
Cette absence prolongée nourrit les interrogations, jusque dans les cercles politiques iraniens, sur la question de savoir qui dirige réellement le pays. Deux camps s’opposent désormais : d’un côté, des conservateurs qualifiés de « pragmatiques », qui incluraient de hauts gradés des Gardiens de la révolution, le président du Parlement, le président de la République et le chef du Conseil suprême de sécurité nationale ; de l’autre, des conservateurs radicaux qui exigent de voir le visage du nouveau guide ou d’entendre sa voix — deux conditions qu’il n’a pour l’instant jamais remplies.
Le camp pragmatique aurait pris l’avantage sur Mojtaba Khamenei, en faisant progresser un mémorandum d’entente, des négociations directes avec les États-Unis et un projet d’accord plus large. Le camp radical, de son côté, multiplierait les attaques publiques contre l’équipe de négociation. Un vice-président iranien serait même allé jusqu’à suggérer publiquement que le guide suprême n’aurait plus le dernier mot dans les décisions du pays — une déclaration qui, sous Ali Khamenei, n’aurait jamais été tolérée.
À cette crise politique s’ajoute une situation économique alarmante : le gouverneur de la banque centrale iranienne aurait averti Khamenei que le pays fait face à une crise financière aiguë, et que les stocks de nourriture et de médicaments pourraient s’épuiser d’ici fin août si le blocus naval américain se poursuit.
Pour l’heure, aucune confirmation officielle sur le lieu où se trouve réellement Mojtaba Khamenei n’a été apportée, et son absence continue d’alimenter les spéculations sur la solidité du régime iranien en pleine guerre.
Note pour la rédaction : cet article combine le rapport initial de la source sécuritaire israélienne citée par Al Hadath (C14) avec des éléments factuels complémentaires publiés par Ynet, afin d’atteindre la longueur requise. Les affirmations relatives au projet d’attentat contre Tel-Aviv et à la position de Washington restent attribuées exclusivement à la source sécuritaire israélienne d’origine.
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