Le comitĂ© d’inspection du gouvernement pour la catastrophe de Nahal Tsfit s’est rĂ©uni ce lundi Ă Tel-Aviv. Avigdor Lieberman et Naftali Bennett, qui servaient au moment de la catastrophe comme ministres de la DĂ©fense et de l’Éducation, et qui Ă©taient responsables des Ă©coles prĂ©paratoires, ont tĂ©moignĂ© devant la commission après de fortes pressions des familles des victimes. Dans la terrible catastrophe survenue le 26 avril 2018 Ă Nahal Tzfit dans l’Arava, neuf filles et un garçon de l’ Ă©cole prĂ©paratoire prĂ©militaire « Bnei Zion » ont Ă©tĂ© tuĂ©s.
L’ancien Premier ministre Naftali Bennett et le ministre des Finances Avigdor Lieberman ont tĂ©moignĂ© aujourd’hui devant une commission gouvernementale chargĂ©e d’enquĂŞter sur la catastrophe de Nahal Tzofit qui a tuĂ© 10 Ă©coliers. Au moment de la tragĂ©die, Bennett Ă©tait secrĂ©taire Ă l’Éducation et Lieberman Ă©tait secrĂ©taire Ă la DĂ©fense.
La catastrophe de Nahal Tzofit s’est produite lors d’un voyage de groupe d’adolescents lors d’une randonnĂ©e organisĂ©e en avril 2018 par le Bnei Zion Army Training Course. La direction du cours a envoyĂ© les Ă©tudiants dans un voyage Ă travers un oued profond près de la pointe sud de la mer Morte.
MalgrĂ© les avertissements de fortes pluies dans la rĂ©gion et d’Ă©ventuelles inondations, ils ont ignorĂ© plusieurs avertissements, y compris ceux de collègues, et tracĂ© leur itinĂ©raire dans un endroit dangereux. En consĂ©quence, un groupe d’Ă©coliers du cycle supĂ©rieur est entrĂ© dans le lit de la rivière Tzofit, oĂą ils ont Ă©tĂ© rattrapĂ©s par la force de l’eau venu soudainement qui a causĂ© la mort de 9 filles et 1 garçon.
Dans son discours d’aujourd’hui, Naftali Bennett a dĂ©clarĂ© : « Je suis responsable. Dès mon entrĂ©e en fonction en tant que ministre de l’Éducation et dans les annĂ©es qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la catastrophe, j’ai suivi des cours prĂ©paratoires, Ă©coutĂ© activement, appris, essayĂ© d’identifier les problèmes et n’ai pas attendu d’ĂŞtre informĂ© Ă leur sujet. Il a exprimĂ© ses condolĂ©ances aux familles qui ont perdu leurs enfants et a soulignĂ© qu’il Ă©tait plus facile que jamais de succomber Ă la pression publique après la tragĂ©die et de fermer tout le système des cours prĂ©-militaires, mais il a abandonnĂ© cette idĂ©e, car il Ă©tait nĂ©cessaire de corriger les dĂ©fauts et ne pas dĂ©truire ce qui existe. Il a Ă©galement ajoutĂ© qu’il assume pleinement la responsabilitĂ© de la tragĂ©die et qu’il ne la transmettra Ă personne.
De son cĂ´tĂ©, Avigdor Lieberman a commencĂ© son tĂ©moignage en prĂ©cisant que « la participation du ministère de la DĂ©fense aux activitĂ©s des cours prĂ©-militaires est principalement financière, le reste est sous le contrĂ´le du ministère de l’Éducation. « J’ai dĂ©jĂ quittĂ© le poste de ministre de la DĂ©fense, mais je pense que la responsabilitĂ© des cours de formation prĂ©alable Ă la conscription devrait ĂŞtre transfĂ©rĂ©e au ministère de la DĂ©fense », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Cependant, le juge n’a pas acceptĂ© cette clarification, la qualifiant de « tentative de se soustraire Ă sa responsabilité ». Elle a soulignĂ© que selon la lettre de la loi, les deux ministères doivent exercer un contrĂ´le, y compris sur la sĂ©curitĂ© des Ă©coliers et des instructeurs.
« La loi stipule que les cours prĂ©paratoires ne reçoivent un financement que lorsqu’ils fonctionnent conformĂ©ment aux normes, et il est du devoir des ministères de veiller Ă©galement Ă la sĂ©curitĂ©. Il est impossible que les cours prĂ©-militaires puissent fonctionner sans règles de sĂ©curitĂ©. Comment est-il mĂŞme possible de donner l’autorisation Ă des cours et ensuite venir nous dire que « les règles de sĂ©curitĂ© sont volontaires » ? – Le juge Shulamit Vaserkrug s’est indignĂ©.
Lieberman a Ă©galement ajoutĂ© qu’il ne s’Ă©tait pas prononcĂ© sur cette question après la tragĂ©die car Ă cette Ă©poque il y avait de mauvaises relations entre lui et le ministre de l’Éducation Bennett, beaucoup de conflits inutiles. Selon lui, il ne voulait pas ĂŞtre mal interprĂ©tĂ© en raison de la dĂ©licatesse et de l’ampleur de la tragĂ©die, comme s’il utilisait ce qui s’est passĂ© dans la lutte politique.
Lieberman a toutefois soulignĂ© : « Je ne crois vraiment pas que moi, en tant que ministre, j’Ă©tais responsable de cette question ».





