Deux drones interceptés avant de franchir vers Israël, près de la frontière jordanienne

L’armée israélienne a intercepté ce lundi matin deux drones repérés dans l’espace proche de la frontière jordanienne. Selon Tsahal, les appareils n’ont pas pénétré le territoire israélien, la source de leur lancement est en cours de vérification, et aucune alerte n’a été déclenchée, conformément à la politique en vigueur dans ce type de situation.

Cette interception s’inscrit dans une séquence de tensions régionales en constante évolution, marquée ces dernières heures par plusieurs développements diplomatiques et militaires de premier plan.

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Kiev accuse Téhéran d’implication directe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé l’Iran d’une implication directe dans la guerre qui oppose son pays à la Russie. Dans un entretien accordé à Sky News, il a affirmé que l’Iran et la Corée du Nord « ont déjà attaqué l’Ukraine ». Selon lui, l’Iran fournit des drones à la Russie pour les besoins de cette guerre depuis les tout premiers jours du conflit, ce qu’il considère comme une implication directe dans l’offensive menée contre son pays. « Sans aucune escalade de notre part, l’Iran a commencé à fournir des armes à la Russie », a-t-il déclaré. Ces propos interviennent alors que Téhéran, furieux qu’un navire iranien ait été visé par une attaque ukrainienne en mer Caspienne, avait menacé de riposter.

Le trafic maritime s’effondre à Bab el-Mandeb

Conséquence directe des attaques houthies contre des navires saoudiens, le trafic maritime dans le détroit stratégique de Bab el-Mandeb a fortement chuté. Reuters, citant des données de la société Kpler, rapporte que seuls onze navires ont traversé le détroit hier, le chiffre le plus bas enregistré depuis plusieurs mois.

Washington laisse une porte ouverte au dialogue

L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a affirmé que le président Donald Trump laisse un espace de négociation ouvert avec l’Iran. Cette déclaration intervient dans un climat pourtant électrique, entretenu par le président américain lui-même : celui-ci a publié sur son réseau social une série d’images à connotation guerrière, montrant des avions américains frappant apparemment des cibles en Iran ainsi qu’un pétrolier iranien en flammes. L’une des images portait la légende « Au revoir, salle des machines », tandis que d’autres présentaient les États-Unis comme le « protecteur du monde ».

Téhéran pose ses conditions via le Liban

De son côté, le bureau du Guide suprême iranien a publié une lettre signée par Mojtaba Khamenei, en réponse à celle adressée par le secrétaire général et de hauts responsables du Hezbollah. Le texte affirme que l’Iran, conformément aux orientations politiques d’Ali Khamenei, a défini la défense des combattants comme une politique stratégique. La défense de l’intégralité du territoire libanais et la cessation totale et inconditionnelle de ce que le texte qualifie d’« invasion du régime sioniste » y sont présentées comme la première condition à tout accord mettant fin à la guerre avec les États-Unis.

Cette accumulation d’événements — interception de drones, accusations croisées, gesticulations sur les réseaux sociaux et conditions posées par Téhéran via le Liban — dessine une région où chaque acteur avance ses pions sans qu’aucune issue diplomatique claire ne se dessine encore.

Pour suivre l’évolution de la situation régionale et les derniers développements liés à l’Iran, retrouvez nos analyses sur Où est passé Qaani ? Le web israélien l’a retrouvé ainsi que sur notre couverture complète de l’actualité israélienne.