Suite Ă  l’appel de Bennett : Lapid va suspendre l’accord culturel avec l’Union europĂ©enne

Le Premier ministre supplĂ©ant, Naftali Bennett, s’est entretenu hier (mercredi) avec le Premier ministre, Yair Lapid, et lui a demandĂ© de ne pas approuver au sein du gouvernement Ă  ce stade l’accord culturel avec l’Union europĂ©enne Europe CrĂ©ative. Lapid a acceptĂ© la demande et a dĂ©cidĂ© de suspendre l’approbation de l’accord.

 

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Shaked a dĂ©clarĂ© que « l’accord culturel avec l’Union europĂ©enne discrimine les habitants de Yosh qui ne pourront pas profiter de certains spectacles. Il n’y a pas lieu de l’approuver. Les citoyens israĂ©liens sont tous Ă©gaux. Il n’est pas possible de boycotter l’Europe pour infiltrer IsraĂ«l. J’ai contactĂ© Naftali Bennett et avec un conseil, nous avons dĂ©cidĂ© d’arrĂŞter son approbation. Les justes EuropĂ©ens devraient comprendre que la loi de Tel-Aviv est la loi d’Ariel et d’Othniel. Tous les citoyens d’IsraĂ«l sont Ă©gaux et je ne laisserai pas les boycotts de l’Europe s’infiltrer en IsraĂ«l. »

Dans la conversation qui a eu lieu entre les deux hier, Bennett a dit Ă  Lapid que puisqu’il s’agit d’un gouvernement de transition, une telle question ne devrait pas ĂŞtre soumise Ă  approbation maintenant. « Israel Hayom » a appris que Lapid avait acceptĂ© la position de Bennett et avait acceptĂ© de ne pas soumettre l’accord Ă  l’approbation du gouvernement Ă  ce stade.

Il y a une semaine, un accord concernant la participation d’IsraĂ«l au programme de coopĂ©ration culturelle de l’Union europĂ©enne, « Creative Europe », a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© sur la table de la Knesset.

L’accord stipule qu’IsraĂ«l paiera 33 millions de shekels au cours des cinq prochaines annĂ©es pour ĂŞtre inclus dans le programme, dont le budget total est de 2 milliards d’euros. Le ministère de la Culture estime que le profit pour le système culturel israĂ©lien s’Ă©lèvera Ă  des dizaines de millions de shekels. Il y a cinq ans, la ministre de la Culture de l’Ă©poque, Miri Regev, avait refusĂ© d’approuver l’accord, en raison du sens politique et discriminatoire qui en dĂ©coulait.

L’une des conditions incluses dans l’accord, selon la demande des EuropĂ©ens, est qu’il ne s’appliquera pas aux zones qu’IsraĂ«l a libĂ©rĂ©es pendant la guerre des Six Jours : la JĂ©rusalem Ă©largie, la JudĂ©e et la Samarie, la vallĂ©e du Jourdain et les hauteurs du Golan. .

Le sens de la condition est que l’Union ne financera pas les crĂ©ateurs et les institutions culturelles qui opèrent dans ces zones, et les projets dans le domaine de la culture, qui seront soutenus financièrement par l’Union, ne pourront pas ĂŞtre prĂ©sentĂ©s dans les zones exclues .

Ainsi, par exemple, il ne sera pas possible de prĂ©senter un spectacle dont l’Union sera partenaire budgĂ©taire dans les salles culturelles de Katzrin, Ariel et Kiryat Arba. Le Kohalat Forum, qui a examinĂ© l’accord, souligne qu’il crĂ©e Ă©galement une discrimination entre les citoyens israĂ©liens, et pas seulement entre de nombreux crĂ©ateurs.

 

Selon l’avocat Ariel Ehrlich, chef du dĂ©partement contentieux du Kohalat Forum : « C’est le consentement israĂ©lien Ă  la discrimination massive de centaines de milliers de citoyens. Tout projet culturel, spectacle, exposition, performance ou festival qui reçoit ou souhaite recevoir le soutien du Fonds europĂ©en – sera obligĂ© de dĂ©clarer qu’il n’apparaĂ®tra pas Ă  Katsrin, la mer Morte, et aussi dans la vieille ville de JĂ©rusalem. »

« L’esprit du BDS »

Ehrlich a ajoutĂ© que le programme europĂ©en dans le domaine de la culture ne devait pas ĂŞtre comparĂ© au programme scientifique « Horizon 2000 », auquel IsraĂ«l a adhĂ©rĂ© dans les mĂŞmes conditions. « Dans le programme Horizon, IsraĂ«l a acceptĂ© de payer le prix politique parce que le bĂ©nĂ©fice Ă©tait Ă©norme – un partenariat dans un projet Ă  forte intensitĂ© de capital, qui permet Ă  IsraĂ«l d’ĂŞtre Ă  la pointe de la recherche et de la science.

Selon lui, après la reconnaissance amĂ©ricaine du Golan et l’Ă©tablissement d’une ambassade Ă  JĂ©rusalem, « la signature de l’accord actuel donne un coup de pouce aux Ă©lĂ©ments BDS, qui cherchent Ă  boycotter IsraĂ«l ».

Le ministère de la Culture a rĂ©pondu : « Il n’y a pas de changement entre le libellĂ© de la clause territoriale stipulĂ©e dans l’accord Europe crĂ©ative et sa mise en Ĺ“uvre et les clauses territoriales des accords signĂ©s entre IsraĂ«l et l’Union europĂ©enne au cours de la dernière dĂ©cennie, au premier rang desquels la l’Accord Horizon de 2014 et l’Accord CTF de 2017, ainsi que l’Horizon 2021. Dans ce contexte, il convient de noter que la section comprend une dĂ©claration explicite selon laquelle cela ne porte pas atteinte Ă  la position de principe d’IsraĂ«l concernant le statut des zones qui ont Ă©tĂ© placĂ©es sous le l’administration de l’État d’IsraĂ«l après le 5 juin 1967. Comme dans les prĂ©cĂ©dents programmes europĂ©ens, l’accord ne concerne que les financements europĂ©ens rĂ©sultant du programme, et ne traite d’aucune autre activitĂ© des entitĂ©s israĂ©liennes .

« Par consĂ©quent, l’accord n’empĂŞche pas les institutions culturelles ou les artistes qui recevront des subventions dans le cadre du programme de mener des activitĂ©s dans les territoires de JudĂ©e-Samarie et des hauteurs du Golan (dans la mesure oĂą cela n’est pas financĂ© dans le cadre du programme). Concernant ces les institutions culturelles ou les artistes qui ne pourront pas bĂ©nĂ©ficier des subventions du programme en raison de la clause territoriale, il sera soulignĂ© que conformĂ©ment Ă  la dĂ©cision gouvernementale 1607 du 12 juin 22, le gouvernement a enjoint au ministère de la culture et des sports de formuler un mĂ©canisme de soutien aux institutions culturelles qui ne sont pas Ă©ligibles aux subventions internationales en raison de leur situation gĂ©ographique, similaire Ă  Horizon.