D’après le reportage de Raviv Drucker sur News 13, Netanyahu veut donner Ă Deri le trĂ©sor, Smotrich lui renonce, et Deri lui-mĂŞme se retrouve Ă avoir peur d’ĂŞtre dans la position du « mĂ©chant », celui qui pourrait très probablement affronter tous les secteurs qu’il pouvait toujours exiger en leur nom. En tant que ministre des Finances, il devra leur dire « non » de temps Ă autre.
En attendant, la controverse la plus importante et la plus essentielle liĂ©e au gouvernement est la clause de dĂ©passement. Le prĂ©sident du judaĂŻsme de la Torah Moshe Gafni, Itamar Ben Gvir et Smotrich veulent introduire la pause immĂ©diatement et qu’elle soit aussi large que possible, alors que Deri dit que ce n’est pas nĂ©cessaire maintenant, nous pouvons commencer Ă travailler et après cela discuter de la question de savoir comment Le Premier ministre dĂ©signĂ© Netanyahu decidera
Entre-temps, on a appris que le « sionisme religieux » et les partis ultra-orthodoxes exigent le Premier ministre dĂ©signĂ© Binyamin Netanyahu dans les nĂ©gociations de coalition pour changer la loi du retour. Leur demande est d’annuler la clause « du petit-fils juif », qui stipule que mĂŞme une personne qui est un Juif de troisième gĂ©nĂ©ration peut immigrer en IsraĂ«l. Ce qui est le cas pour de nombreux immigrants russes et ukrainiens.
Beaucoup de personnes de la troisième gĂ©nĂ©ration peuvent ĂŞtre non juives selon la Halacha, et c’est aussi la motivation des partis religieux et ultra-orthodoxes pour changer la loi. Un responsable du Likud a dĂ©clarĂ© Ă News 13 aujourd’hui qu’il s’agit d’une demande qui pourrait susciter la colère des communautĂ©s juives dans les pays de l’ex-Union soviĂ©tique et aux États-Unis.
Demain, les nĂ©gociations vont s’accĂ©lĂ©rer, et le judaĂŻsme de la Torah est en train de formuler un cahier de revendications avec lequel ils arriveront Ă la rĂ©union des Ă©quipes de nĂ©gociation. Parmi les volets qui y figurent : la clause d’escalade, la loi sur le recrutement consensuel, une loi sur la conversion qui rĂ©glementera la question afin que la seule autoritĂ© reste celle du grand rabbinat.
Selon le rapport de News 13, le judaĂŻsme de la Torah exigera Ă©galement l’introduction de budgets de yeshiva dans la base du prochain budget de l’État, ainsi que l’annulation de toutes les rĂ©formes adoptĂ©es par le gouvernement prĂ©cĂ©dent, y compris l’annulation de la subvention aux yechivot qui devrait en vigueur, ainsi que les taxes prĂ©levĂ©es sur les boissons sucrĂ©es et les ustensiles jetables.
Meir Deutsch, PDG du mouvement Regavim, affirme qu’il est interdit d’accepter d’entrer dans le prochain gouvernement sans que les questions les plus brĂ»lantes pour la droite soient incluses dans les accords de coalition, et qu’il ne faut pas se fier aux promesses orales.
« Il y a une grande crainte que nous soyons en route vers la place des gouvernements prĂ©cĂ©dents qui ont bien parlĂ© mais n’ont pas fait avancer les agendas et les questions critiques pour qu’un gouvernement puisse mettre en Ĺ“uvre des politiques de droite – d’abord et avant tout dans le système judiciaire. On voit que les partis du bloc de droite admettent l’expĂ©rience et appellent leurs dirigeants Ă ne pas entrer au gouvernement avant qu’il n’y ait des lignes Fondamentales et avant qu’il y ait un plan de travail organisĂ© auquel tous les membres de la coalition se sont engagĂ©s », a dĂ©clarĂ© Deutsch sur Canal 7.
Selon lui, « Nous savons que ce gouvernement a de la bonne volontĂ© et nous avons la capacitĂ© d’inonder les dossiers, de les focaliser, de relier les points et d’apporter aux dĂ©cideurs le portrait rĂ©el de la situation sur le terrain et de ses implications stratĂ©giques. Nous pouvons Ă©galement recommander des solutions et faire pression avec l’aide du public et des mĂ©dias. »
« La première chose qui doit arriver est une dĂ©cision du gouvernement qui parle de mettre fin Ă la prise de contrĂ´le de la zone C par l’AutoritĂ© palestinienne. Il devrait y avoir une directive du gouvernement au ministère de la DĂ©fense, au Shin Bet, au ministère des Affaires Ă©trangères et au ministère de la Justice pour arrĂŞter le phĂ©nomène et nous avons un plan très complet en la matière. Il n’y a pas de politique dans le NĂ©guev. L’État a investi des budgets sans fin pour rĂ©soudre le problème dans le sud et le problème n’est pas un budget mais une politique. Il faut qu’il y ait un ministre qui dĂ©finira ce que toutes les instances doivent faire pour que cela rĂ©ussisse et nous l’avons prĂ©sentĂ© aux chefs des partis. Il est maintenant temps de tout mettre en Ĺ“uvre. Il est interdit d’entrer au gouvernement avant qu’il ne soit clair que les lignes de base ont des plans pour lutter contre la prise de contrĂ´le des zones C dans le Yosh, la rĂ©glementation de la colonisation bĂ©douine dans le NĂ©guev, le renforcement de la prĂ©sence juive en GalilĂ©e et la gestion de la système judiciaire, car sinon nous nous rĂ©veillerons dans quatre ans et constaterons que rien n’a Ă©tĂ© fait », ajoute Deutsch.
Il estime que si les enjeux qu’il a Ă©voquĂ©s sont ancrĂ©s dans les lignes fondamentales, il est moins important de savoir qui sera effectivement le ministre qui siègera dans les bureaux concernĂ©s. « En fin de compte, s’il y a accord sur la direction que nous prĂ©conisons dans les lignes de base du gouvernement, ils ne pourront pas trouver d’excuses et peu importe qui siège Ă tel ou tel poste. »





