Les huit raisons pour laquelle la rĂ©forme de Levin n’est pas anti-dĂ©mocratique !

L’une des allĂ©gations contre la rĂ©forme est qu’elle est conçue pour absoudre Netanyahu du procès • Si les juges du procès Netanyahu sont capables de partialitĂ©, la partialitĂ© existe dĂ©jĂ  • S’il peut y avoir un acquittement en raison de la rĂ©forme, il peut y avoir une condamnation et arrĂŞter la rĂ©forme…

1. « Nous avons besoin d’un système judiciaire indĂ©pendant », l’affirmation qui est fortement soulignĂ©e est correcte, seulement que le système judiciaire aujourd’hui n’est pas indĂ©pendant. Les juges se doivent Ă  une oligarchie judiciaire, ce que le juge Ă  la retraite Varda Elshi a appelĂ© la « famille ». IndĂ©pendance et oligarchie ne vont pas de pair, lorsque les juges sont nommĂ©s non pas en fonction de leurs capacitĂ©s mais en fonction de leur proximitĂ© familiale ou idĂ©ologique, il n’y a pas d’indĂ©pendance. La rĂ©forme augmentera l’indĂ©pendance des juges et leur dĂ©pendance mutuelle, et le système judiciaire sera renforcĂ©.

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2. « En IsraĂ«l, il n’y a pas de sĂ©paration des pouvoirs entre le gouvernement et la Knesset » – dans la plupart des cas dans le monde et dans l’histoire, les gouvernements sont des gouvernements de coalition, le parti (ou la coalition de partis) ayant la majoritĂ© au parlement est liĂ©e au gouvernement. C’est logique et naturel, car le gouvernement doit faire ce que le parlement dĂ©cide pour lui, et les gouvernements qui ne bĂ©nĂ©ficient pas de l’appui du parlement sont des gouvernements paralysĂ©s. Si les gouvernements contrĂ´laient le parlement et non l’inverse (comme le prĂ©tendent les populistes de gauche), alors les gouvernements ne tomberaient jamais. La tension constante entre le gouvernement et le parlement est un Ă©lĂ©ment essentiel de la dĂ©mocratie, mais une situation oĂą la tension se transforme en conflit est une situation oĂą la dĂ©mocratie est brisĂ©e, parce que le gouvernement ne jouit pas de la confiance des reprĂ©sentants du peuple.

3. « Il y a un manque d’Ă©quilibres et de freins » – l’affirmation est bien sĂ»r vraie, mais la direction des Ă©quilibres et des freins est incorrecte. En IsraĂ«l aujourd’hui, contrairement aux autres pays dĂ©veloppĂ©s, il n’y a rien pour Ă©quilibrer la Cour suprĂŞme. Dans tous les pays, il y a des augmentations d’une sorte ou d’une autre, soit par la modification de la loi ou de la constitution, soit par une majoritĂ© spĂ©ciale.

4. « Pourquoi maintenant? » – La droite parle de rĂ©forme juridique depuis près de 30 ans, et pas seulement la droite – aussi Rabin, Lapid l’aĂ®nĂ©, Lapid le jeune, Lieberman, Livni, Rivlin, Olmert, Sa’ar et d’autres Ă  gauche et au centre ont soutenu des rĂ©formes juridiques dans l’esprit de la rĂ©forme actuelle. Les larmes de crocodile de l’opposition sur la rĂ©forme ne sont qu’un jeu politique. Plus de 100 dĂ©putĂ©s sont membres de partis qui croient en la rĂ©forme, mais s’y opposent pour des raisons politiques.

5. « Le but est d’Ă©chapper Ă  Netanyahu du procès » Faux ! – le procès est dĂ©jĂ  en cours, il ne peut pas ĂŞtre arrĂŞtĂ© et il n’y a aucun lien entre la rĂ©forme et la procĂ©dure pĂ©nale. L’affirmation selon laquelle un changement au sein du comitĂ© de nomination des juges renforcera Netanyahu est une Ă©pĂ©e Ă  double tranchant. Si quelqu’un croit que les juges du procès Netanyahu sont capables de partialitĂ©, alors ils sont capables de croire que la partialitĂ© existe dĂ©jĂ . Autrement dit, ceux qui pensent qu’il peut y avoir un acquittement uniquement en raison de la rĂ©forme doivent Ă©galement penser qu’il y aura une condamnation pour arrĂŞter la rĂ©forme. C’est un argument qui convient mieux aux gens qui croient que la justice est pourrie, pas Ă  ceux qui veulent ĂŞtre forts.

6. « Et si la Knesset annule les Ă©lections ? » – Une loi fondamentale l’empĂŞche dĂ©jĂ  aujourd’hui. Ă€ long terme, le seul gardien qui peut empĂŞcher une dictature est le peuple, et il doit ĂŞtre renforcĂ©. Le mĂ©canisme qui assure la tenue des Ă©lections est non seulement dysfonctionnel, il est aussi politiquement biaisĂ© : la Commission Ă©lectorale centrale est contrĂ´lĂ©e par des politiciens et ex-politiciens, et au-dessus d’eux se trouve la Haute Cour de justice, et ses dĂ©cisions vont de porte-parole horizontaux Ă  la disqualification des candidats casher, tout en blanchissant des espions comme Azmi Bashara .Il n’y a pas d’Ă©quitĂ© en IsraĂ«l . Dans les Ă©lections une Haute Cour plus Ă©quilibrĂ©e et indĂ©pendante suite Ă  la rĂ©forme renforcera le processus Ă©lectoral en IsraĂ«l.

7. « Il n’y a pas de constitution en IsraĂ«l »  – Aharon Barak a dĂ©jĂ  dit que les lois fondamentales sont une constitution, et il y a beaucoup plus de pays dĂ©mocratiques que nous sans constitution, et il y a des dictatures qui ont une constitution. Il y a aussi un lien entre le niveau de dictature d’un pays et Ă  quel point sa constitution prĂ©tend protĂ©ger les droits de l’homme – et vous ĂŞtes invitĂ©s Ă  lire les glorieuses constitutions. Si vous regardez les constitutions dans les dĂ©mocraties rĂ©elles, vous voyez qu’elles sont beaucoup plus proches de la rĂ©forme Levin que de la situation qui existe ici actuellement. Il n’y a pas de constitutions oĂą les mĂ©diateurs sont des « gardiens », ou oĂą une cour suprĂŞme dĂ©tient une majoritĂ© ou un veto dans la nomination de ses membres.

8. « La rĂ©forme nuira au statut international d’IsraĂ«l » Faux ! – le monde sait ce qu’est la dĂ©mocratie et ce qui ne l’est pas, et la rĂ©forme de Levin renforcera la dĂ©mocratie.