Le capitaine d’El Al Doron Ginzburg, qui hier (mardi) a envoyĂ© Ă des centaines de ses passagers un message contre la rĂ©forme juridique et l’a mĂŞme liĂ© Ă la JournĂ©e de l’Holocauste, a Ă©tĂ© convoquĂ© pour une enquĂŞte disciplinaire. C’est une dernière Ă©tape avant une audience – s’il y en a une.
Écoutez l’enregistrement de l’annonce du pilote
Habituellement, les pilotes parlent de la mĂ©tĂ©o attendue et font parfois Ă©galement rĂ©fĂ©rence Ă des Ă©vĂ©nements spĂ©cifiques, mais cette fois, le capitaine Ginzburg s’est Ă©galement glissĂ© dans le domaine politique. « Des choses comme l’Holocauste ne peuvent se produire que dans des dictatures », a dĂ©clarĂ© Ginzburg aux passagers, « et l’État d’IsraĂ«l se bat pour sa dĂ©mocratie ces jours-ci ».
Les passagers choquĂ©s ont eu du mal Ă digĂ©rer les paroles du pilote, et lors d’une conversation avec un proche de l’un d’entre eux, il a dĂ©clarĂ© : « On ne sait pas comment un pilote relie l’Holocauste Ă une manifestation et pourquoi les passagers sont-ils victimes de ces choses ? Un peu de respect pour ce jour important. »
« Ce ne sera pas facile de réparer les dégâts »
Dans des conversations internes ce matin (mercredi), les responsables d’El Al ont dĂ©clarĂ© : « C’est un coup dur pour l’entreprise. Nous faisons beaucoup pour maintenir l’image de l’entreprise, et au final un tel procès peut causer d’Ă©normes dĂ©gâts. C’est irresponsable sur le rĂ´le d’un homme, mĂŞme si ses opinions sont l’une ou l’autre, il ne peut pas parler au nom de la sociĂ©tĂ©, d’autant plus que notre nation est tellement divisĂ©e. Il aurait dĂ» ĂŞtre beaucoup plus sensible. Il ne sera pas facile de rĂ©parer les dĂ©gâts qu’il a causĂ©s. »
Il convient de noter qu’après l’atterrissage, le pilote s’est excusĂ© auprès des passagers pour sa dĂ©claration. Chez El Al, ils Ă©tudient son rĂ´le continu ou pas dans l’entreprise.
El Al a rĂ©pondu : « La sociĂ©tĂ© El Al condamne les dĂ©clarations politiques de toute nature, par n’importe lequel de ses employĂ©s dans le cadre de leur travail, et certainement pas dans ses avions, qui ne peuvent pas ĂŞtre une plate-forme pour ce type d’activitĂ©. La sociĂ©tĂ© ordonne une enquĂŞte, surtout en un jour aussi sensible et important pour le peuple d’IsraĂ«l.
« Ce cas exceptionnel, qui ne reflète pas les personnes et les valeurs de l’entreprise, sera examinĂ© de manière approfondie par les hauts responsables de l’entreprise. El Al est la compagnie aĂ©rienne qui porte le drapeau israĂ©lien sur la queue de ses avions, et Ă ce titre reflète toute la mosaĂŻque israĂ©lienne. . »





