Bezalel Smotrich reprĂ©sentera IsraĂ«l cette annĂ©e lors d’une rĂ©union des ministres des finances des pays de l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE) prĂ©vue dĂ©but juin Ă Paris, mais en dehors de la confĂ©rence, aucun responsable français n’a acceptĂ© de rencontrer le religieux sioniste.
Le ministère français des Affaires Ă©trangères a officiellement informĂ© IsraĂ«l que les tentatives du bureau de Smotrich d’organiser pour lui des rĂ©unions de travail en dehors de la confĂ©rence, notamment avec le ministre français des Finances Bruno Le Maire ainsi qu’avec de hauts responsables de la municipalitĂ© de Paris, Ă©taient restĂ©es vaines, personne n’a exprimĂ© une envie de rencontrer « Monsieur Smotrich », que mĂŞme dans les rapports officiels les Français prĂ©fèrent ne pas appeler le ministre.
En mars, Smotrich s’est rendu Ă Paris, oĂą lors d’une soirĂ©e commĂ©morative pour le Likud et membre du conseil d’administration de l’Organisation juive mondiale Jacques Kupfer, il a qualifiĂ© le peuple palestinien d’inexistant et s’est qualifiĂ© lui-mĂŞme et sa famille de « vrais Palestiniens ». .” Sur le podium d’oĂą il parlait se trouvait une carte d’IsraĂ«l, y compris la Jordanie moderne.
Après cela, le ministère français des Affaires Ă©trangères a qualifiĂ© ses propos de « scandaleux et irresponsables », et la carte dĂ©montrĂ©e d’IsraĂ«l – « une provocation ». Le ministère jordanien des Affaires Ă©trangères a vivement rĂ©agi aux propos (vrais mais pas politiquement correct) de Smotrich, les qualifiant « d’incitation, de violation des normes internationales et de violation du traitĂ© de paix ». La Jordanie a appelĂ© la communautĂ© internationale Ă se joindre Ă la condamnation « des dĂ©clarations extrĂ©mistes et incendiaires du ministre israĂ©lien ».
En plus de Smotrich, les politiciens français ont dĂ©clarĂ© que, comme d’autres collègues europĂ©ens, ils ne veulent pas communiquer avec le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben-Gvir, Ă cause de quoi une rĂ©ception diplomatique est organisĂ©e chaque annĂ©e par la dĂ©lĂ©gation de l’UE en IsraĂ«l en l’honneur de la JournĂ©e d’Europe ». Bruxelles s’est tournĂ© vers le Premier ministre Netanyahu avec une demande de trouver un autre reprĂ©sentant, mais Ben-Gvir a dĂ©clarĂ© que les EuropĂ©ens « devront Ă©couter son discours, qu’ils le veuillent ou non », après quoi l’Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© tout simplement annulĂ©.




