Gallant s’oppose Ă  la loi qui interdit la restitution des corps des terroristes

Le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant a opposĂ© son veto Ă  la promotion d’un projet de loi qui interdit la restitution des corps des terroristes Ă  leurs familles ou aux organisations terroristes auxquelles ils appartenaient, a appris Israel Hayom.

Le projet de loi visait Ă  Ă©tablir que les personnes tuĂ©es après ou pendant la perpĂ©tration d’un acte terroriste seraient enterrĂ©es dans un cimetière pour les martyrs ennemis en IsraĂ«l. En outre, la loi laisse le pouvoir discrĂ©tionnaire au Premier ministre de dĂ©cider de restituer les corps sous rĂ©serve de considĂ©rations particulières.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Le dĂ©putĂ© Eliyahu Ravivo du Likoud, qui a dĂ©posĂ© le projet de loi, a demandĂ© qu’il soit soumis Ă  l’approbation du ComitĂ© ministĂ©riel de la lĂ©gislation ce dimanche prochain, afin de le soumettre en lecture prĂ©liminaire mercredi prochain. La loi Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  l’ordre du jour du ComitĂ© des ministres, mais Ă  la lumière de l’objection de Gallant, qui a clairement dĂ©clarĂ© qu’il s’oppose fermement Ă  la proposition, le dĂ©putĂ© Ravivo a retirĂ© le projet de loi du comitĂ© et il ne sera pas promu.

C’est une proposition qui reçoit un large soutien au sein de la coalition et est Ă©galement soutenue par certains membres de l’opposition. Ă€ la prĂ©cĂ©dente Knesset, un projet de loi identique avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© par le membre de la Knesset Bezalel Smotrich et tous les membres du Parti sioniste religieux, et Ă  la Knesset actuelle, le mĂŞme projet de loi avait Ă©galement Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© par les membres de l’opposition  Ze’ev Elkin et  Sharan Hashakal du camp d’État.

« Ce projet n’atteindra pas l’objectif »

Des sources qui ont Ă©tĂ© exposĂ©es aux dĂ©tails ont dĂ©clarĂ© Ă  « Israel Hayom » que Gallant avait dit aux responsables de la coalition que la loi n’atteindrait pas son objectif et ne ferait qu’enflammer la rĂ©gion.

La loi vise Ă  empĂŞcher les cĂ©rĂ©monies d’inhumation terroristes qui sont souvent organisĂ©es par les organisations terroristes et qui peuvent inciter Ă  des attaques de vengeance ou Ă  des imitations d’attaques de la victime qui a Ă©tĂ© tuĂ©e.

Les notes explicatives de la loi prĂ©cisent : « Ces dernières annĂ©es, nous avons assistĂ© Ă  un phĂ©nomène croissant dans lequel, après des attentats terroristes, des expressions de soutien, d’encouragement ou d’identification Ă  l’acte de terrorisme, la menace, l’organisation Ă  laquelle il appartenait, ou l’idĂ©ologie au nom de laquelle il a commis l’acte de terrorisme se font entendre, notamment lors des rites funĂ©raires. Il y a eu plus d’une fois des cas oĂą des banderoles ont Ă©tĂ© hissĂ©es, des chants et des discours ont Ă©tĂ© entendus exprimant leur soutien Ă  l’attentat commis ou appelant Ă  l’exĂ©cution d’actes de terrorisme supplĂ©mentaires.

« Ce n’est pas un atout influent »

« Avec l’escalade de ces Ă©vĂ©nements en un phĂ©nomène qui met en danger la paix et la sĂ©curitĂ© du public, l’Ă©chelon politique a parfois dĂ©cidĂ© de retarder la livraison des corps des terroristes. Cela est dĂ» Ă  la crainte que l’incitation qui se fait entendre dans ces cĂ©rĂ©monies funĂ©raires amèneront d’autres personnes directement ou indirectement touchĂ©es par les rĂ©seaux sociaux et autres mĂ©dias Ă  commettre des actes de terrorisme par identification ou par volontĂ© d’imiter la menace.

« Ainsi, il est proposĂ© de prĂ©ciser dans la lĂ©gislation primaire et par dĂ©faut que le corps d’un ennemi tuĂ© dans le cadre d’un acte de terrorisme ne sera pas restituĂ© Ă  sa famille et sera inhumĂ© comme il Ă©tait d’usage autrefois dans un cimetière pour ennemis. La proposition permet Ă©galement au Premier ministre d’ordonner le retour du corps d’un ennemi Ă  sa famille pour des raisons particulières.