La démocratie est bien vivante en Israël, dit Herzog « avec une certitude absolue »

Dans le cadre de son programme « Changez vos mots, changez le monde » lancĂ© plus tĂ´t ce mois-ci, le prĂ©sident Isaac Herzog a organisĂ© jeudi une discussion avec des IsraĂ©liens d’horizons divers, les assurant que « la dĂ©mocratie n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e », a rapportĂ© Arutz- 7 .

Au cours des sept derniers mois, des centaines de milliers d’IsraĂ©liens sont descendus dans la rue pour protester contre les rĂ©formes judiciaires prĂ©vues par le gouvernement Netanyahu, affirmant qu’ils luttaient pour la dĂ©mocratie. En revanche, des centaines de milliers de partisans des rĂ©formes ont manifestĂ© il y a plusieurs semaines Ă  JĂ©rusalem et encore dimanche soir Ă  Tel-Aviv, affirmant que les rĂ©formes renforceraient la dĂ©mocratie.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Herzog a travaillĂ© pour aider les deux parties Ă  trouver un consensus. Repoussant les affirmations selon lesquelles la rĂ©cente clause de raisonnabilitĂ©, la première des rĂ©formes du gouvernement adoptĂ©e cette semaine Ă  la Knesset, est le premier pas vers la destruction de la dĂ©mocratie en IsraĂ«l, le prĂ©sident a dĂ©clarĂ© Ă  l’auditoire :

« Je dis avec une certitude absolue : la dĂ©mocratie n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e, IsraĂ«l existe et est fort, et toute l’idĂ©e que nous nous dirigeons vers un « État halakhique [loi de la Torah] » est très grave, très mauvaise et très fausse. Je suis passĂ© par de très longs processus en essayant de parvenir Ă  des ententes et Ă  des compromis. Il y a des gens ici qui ont Ă©tĂ© complices de cela. Il y a un manque total de comprĂ©hension de la profondeur de l’anxiĂ©tĂ© et de son origine – le sentiment de perte de nos vies libres et libĂ©rales, des valeurs fondamentales de la dĂ©mocratie.

« Je crois fermement en la force de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne et en sa capacitĂ© Ă  traverser des choses très difficiles, car nous sommes un peuple qui porte avec lui de profondes douleurs et d’Ă©normes capacitĂ©s de contribution et d’action. Nous devons rĂ©flĂ©chir Ă  la manière dont nous nous assurons qu’en 50 ans, et 100 ans, nos descendants pourront aussi vivre ensemble.

« Ce n’est pas facile », a-t-il concĂ©dĂ©. « Peut-ĂŞtre que ce moment est un moment de dĂ©finition de l’opportunitĂ© pour nous tous, de rĂ©flĂ©chir ensemble Ă  la manière d’influencer les gĂ©nĂ©rations futures. »

La date de l’Ă©vĂ©nement Ă©tait importante. Il a eu lieu le Tisha b’Av , le jour le plus triste du calendrier hĂ©breu qui commĂ©more la destruction des premier et deuxième temples sacrĂ©s de JĂ©rusalem ainsi que d’autres tragĂ©dies de l’histoire juive. Le deuxième temple, selon la tradition juive, a Ă©tĂ© dĂ©truit Ă  la suite de la dĂ©sunion entre les Juifs.