Un jeune policier a Ă©tĂ© poignardĂ© mercredi soir lors d’une manifestation d’Ethiopiens sur Derech Begin Ă Tel Aviv.
La manifestation contre l’accusation clĂ©mente portĂ©e contre la femme qui a tuĂ© un enfant de 4 ans, Rafael Adan, a commencĂ© en milieu de journĂ©e et a repris dans la soirĂ©e. Au cours des deux dernières heures, les manifestants se sont d’abord dirigĂ©s vers le carrefour d’Azrieli, puis, franchissant la barrière fixĂ©e par la police, ils ont bloquĂ© la circulation sur l’autoroute Ayalon-nord.
La police a commencĂ© Ă utiliser des moyens pour disperser les manifestations, notamment des grenades flash-bang. Lors des affrontements, l’un des manifestants a poignardĂ© un policier de 25 ans dans le haut du corps et s’est enfui. Le policier a Ă©tĂ© transportĂ© Ă l’hĂ´pital avec une lĂ©gère blessure Ă l’Ă©paule, a indiquĂ© la police. Une recherche est en cours pour un suspect.
Depuis deux mois, des rumeurs circulent sur les rĂ©seaux sociaux dans les milieux Ă©thiopiens selon lesquelles la police et les procureurs souhaitent classer le cas de Carol Fesler, 80 ans, rĂ©sidente de Netanya. Les natifs d’Ethiopie sont sĂ»rs que, pour des raisons raciales, ils veulent « retirer » d’une lourde peine la coupable de la mort du garçon Rafael.
Il existe des informations sur les rĂ©seaux sociaux selon lesquelles la fille de la dame âgĂ©e Heidi, propriĂ©taire d’une clinique dentaire, conduisait rĂ©ellement. Ils assurent que Carol et Heidi se sont rendues immĂ©diatement après l’accident dans un atelier de rĂ©paration automobile pour rĂ©parer la voiture et ainsi cacher les traces du crime. Le rĂ©seau diffuse Ă©galement des informations selon lesquelles la police a recueilli très tardivement, près d’un mois plus tard, la dĂ©claration du grand-père, blessĂ© dans un accident.
Cependant, le correspondant de Haaretz Yehoshua Breiner Ă©crit, citant des informations reçues de plusieurs sources, que l’accident Ă©tait inĂ©vitable parce que le grand-père et les petits-enfants ont traversĂ© la route au mauvais endroit et se sont engagĂ©s dans la chaussĂ©e Ă quelques mètres seulement de la voiture qui les suivait.
Des sources proches de l’enquĂŞte ont indiquĂ© au journaliste que le grand-père avait Ă©tĂ© interrogĂ© immĂ©diatement après la mort de l’enfant. La conductrice a dĂ©clarĂ© Ă l’enquĂŞteur qu’elle pensait avoir heurtĂ© le motocycliste qui circulait Ă proximitĂ©, et non l’enfant.
La rumeur selon laquelle la fille de Carol conduisait est facilement dĂ©mentie par les images de la vidĂ©o, qui ne montrent qu’une seule femme dans la voiture.
Quoi qu’il en soit, la communautĂ© « Ă©thiopienne » est sĂ»re que l’affaire est menĂ©e injustement en raison des prĂ©jugĂ©s raciaux contre les immigrants Ă©thiopiens, et rien ne la fera changer d’avis. DĂ©sormais, cela – les troubles raciaux – n’Ă©tait pas suffisant pour IsraĂ«l, dĂ©jĂ dĂ©chirĂ© de toutes parts entre religieux et laĂŻcs, droite et gauche, AshkĂ©nazes et Mizrahim…







