Ursula von der Leyen contre le Hamas Ă  Gaza, Ali Khamenei contre l’extermination des Juifs Ă  la mer…

La prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, Ursula von der Leyen, a dĂ©clarĂ© aujourd’hui dans une interview accordĂ©e aux mĂ©dias occidentaux qu’elle voyait clairement Ă  quoi pourrait ressembler l’avenir de la bande de Gaza après la fin de la guerre. Selon elle, la seule option correcte est un État unique, incluant la bande de Gaza et la Cisjordanie, sous le contrĂ´le d’une seule administration. Elle a Ă©galement ajoutĂ© qu’il ne peut plus y avoir de refuge Ă  Gaza pour le groupe terroriste Hamas, sous quelque forme que ce soit, encore moins au pouvoir.

Depuis le mois dernier, les Etats-Unis et plusieurs pays europĂ©ens ont entamĂ© des discussions sur la question de la gestion du secteur après la fin de la guerre. Plusieurs options ont Ă©tĂ© discutĂ©es, notamment la possibilitĂ© d’une gouvernance internationale de Gaza. La question du transfert du pouvoir Ă  l’AutoritĂ© palestinienne a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e, malgrĂ© le refus de cette dernière. L’option de crĂ©er une force de maintien de la paix et de transfĂ©rer la bande de Gaza sous le contrĂ´le temporaire de l’ONU ou mĂŞme d’en accorder un contrĂ´le temporaire Ă  des pays de la rĂ©gion, comme l’Égypte, a également Ă©tĂ© proposĂ©e . Cependant, les pays arabes ne veulent pas non plus se charger d’une telle tâche.

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Dans son interview, la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne a dĂ©clarĂ© qu’en aucun cas le Hamas ne peut faire partie de la structure de gouvernance du secteur. En aucun cas. « Un État palestinien indĂ©pendant doit avoir une AutoritĂ© palestinienne rĂ©gissant la Cisjordanie et la bande de Gaza », a soulignĂ© von der Leyen.

Selon un haut responsable, Israéliens et Palestiniens ont désormais une opportunité unique « de parvenir à une solution politique à leur conflit qui dure depuis des décennies ». Bien qu’il y ait plusieurs points de discorde qui doivent être discutés, notamment les frontières de 1967 et le contrôle de Jérusalem-Est, von der Leyen estime qu’il est nécessaire de profiter du moment « maintenant ou jamais ».

Elle a également laissé entendre que même si l’UE n’est pas l’un des principaux acteurs politiques au Moyen-Orient, les pays de l’UE sont depuis de nombreuses années le plus grand donateur financier de l’Autorité palestinienne et de Gaza et disposent donc d’un levier. « L’Union européenne possède une vaste expérience dans la manière de développer les pays vers la démocratie et de les intégrer ensuite dans l’Union européenne. Nous pouvons utiliser cette expérience, si nécessaire, dans cette situation », a-t-elle souligné.

Le dirigeant iranien Ali Khamenei a Ă©galement Ă©voquĂ© aujourd’hui l’avenir du secteur après-guerre. « La RĂ©publique islamique d’Iran croit en un rĂ©fĂ©rendum sur la crĂ©ation de l’Etat de Palestine », a dĂ©clarĂ© Khamenei, « mais nous ne pensons pas que pour cela il soit nĂ©cessaire de jeter tous les sionistes et les juifs Ă  la mer », a dĂ©clarĂ© l’ayatollah iranien qui a fait preuve d’une soudaine humanitĂ©.

« Téhéran ne veut pas détruire Israël ou les Juifs. Ceux qui disent que nous voulons jeter les juifs ou les sionistes à la mer mentent. Certains Arabes ont peut-être dit cela dans le passé, mais nous ne l’avons jamais dit », a-t-il souligné